Des prévenus libres dans une affaire d’assassinat et de torture !

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    Le Chef de zone Butihinda en province Muyinga poursuivi pour assassinat de ses deux administrés reste libre, les familles des victimes crient à l’injustice.

    BANKUWUNGUKA Issa,c’est le Chef de Zone Butihinda, commune Butihinda province MuyingaiIl jouit de sa liberté en dépit des poursuites judiciaire engagées contre lui pour deux crimes : assassinat et torture. Les personnes assassinées sont INAMAHORO Virginie et un policier sauvagement abattus à l’arme blanche à Butihinda dans la nuit du 14 au 15 Aout 2011.

    Dans la même nuit l’enseignant NSENGIYUMVA cyprien a échappé de justesse à la mort, les blessures lui infligées ont provoqué un handicape, le présumé tortionnaire est le même chef de Zone avec trois coaccusés, Depuis2011, les familles des victimes réclament l’arrestation de cet administratif qui continuerait à intimider les témoins à charge dont l’enseignant Nsengiyumva qui indique avoir été poursuivi jusqu’au lit d’hôpital.

    Certains observateurs des droits humains à Muyinga regrettent que ce présumé assassin ait séjourné à la prison durant une semaine seulement deux semaines après l’assassinat. BUGERERE Nicodème, père de INAMAHORO Virginie(la victime),croit à une manipulation politique du dossier rappelant que sa fille a été tuée à cause de son appartenance politique.

    Les assassins ciblaient uniquement les ménages des militants du parti FNL (Front National de Libération).Une anomalie, constat plutôt de Maitre Emmanuel nzobonimpa représentant la partie civile dans cette affaire, « les présumés voleurs de régimes de bananes croupissent en prison, un présumé assassin est libre »s’étonne ce juriste.

    {{ Dossier suivi de près par la CNIDH et le BNUB}}

    NAHIMANA David, membre de la CNIDH (Commission Nationale Indépendance des Droits de l’Homme) confie que ce dossier est suivi par cette commission car il s’agit d’une violation des droits. C’est ainsi que cette commission s’est chargée de payer les honoraires de l’avocat de la partie civile. Aussi, la CNIDH a envoyé ses émissaires suivre les audiences publiques.

    La dernière des audiences a eu lieu lundi 18 novembre2013. Si cette affaire a trainé, c’est par souci de recherche de la vraie vérité. En effet, il a fallu attendre le témoin principal, à savoir l’enseignant rescapé, depuis qu’il s’est échappé de l’hôpital de Muyinga il vit en clandestinité de peur d’être tué par l’équipe des coaccusés, append-on d’une source du BNUB (Bureau des Nations Unies au Burundi).

    {{La présomption d’innocence, principe à ne pas violer}}

    NDUWIMANA Ernest, procureur de la République à Muyinga, a requis une peine d’emprisonnement à vie pour les quatre coaccusés lors de l’audience publique du début de cette semaine. Il déclare ne pas prêt à les arrêter tant que les juges n’auront pas rendu leur jugement. Rappelant les principes du droit, ce procureur indique que BANKUWUNGUKA Issa et ses coaccusés restent encore comme des innocents.

    Et de signaler qu’il est confiant que les présumés assassins se présenteront devant le juge chaque fois que de besoin même si la peine requise contre eux est si lourde .Même assurance de la part du chef de zone Butihinda en attente du jugement. Lors de la dernière audience publique, assisté par quatre avocats, cet administratif a plaidé non coupable et a plutôt demandé à la justice de le blanchir.

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