Mise en garde sur un probable appel aux manifestations dans la rue

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    « L’administration prendra les mesures qui s’imposent le moment venu » ce sont les propos du ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana par rapport aux propos des partis politiques regroupés au sein de l’Alliance démocratique pour le Changement, ADC -IKIBIRI, qui menacent de prendre la rue d’ici deux semaines en réaction contre l’abrogation de la constitution.

    Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce lundi, Edouard Nduwimana a indiqué que la constitution de la république du Burundi accorde à tout citoyen le droit de faire marches manifestations à condition pour lui de respecter la loi. Il a dit qu’à sa connaissance un tel comportement s’écarte cependant de la dynamique actuelle que Bujumbura a mis en avant à savoir le dialogue.

    Selon Edouard Nduwimana, probablement que tous les partis politiques regroupés au sein de l’ADC ne prévoient pas aller dans la rue mais que ça serait plutôt un projet de quelques uns des leaders politiques burundais regroupés au sein de cette alliance.

    Ce projet de loi est en cours d’analyse à l’assemblée nationale. Edouard Nduwimana demande plutôt aux partis politiques regroupés au sein de l’ADC-Ikibiri d’acheminer à l’assemblée nationale leurs propositions afin que les parlementaires les analysent avant d’adopter ce projet de loi. «Le gouvernement a fait le travail que lui reconnaît la loi en amendant la constitution», souligne-t-il.

    Le ministre de l’intérieur estime que c’est dans les prérogatives du gouvernement d’apporter des modifications à la constitution. Selon lui, les propositions des acteurs politiques ont eu une place de choix dans différents amendements qui auront été apportés à la loi fondamentale, raison pour laquelle ils devraient s’inquiéter de ces innovations qui lui seront apportées.

    L’ADC-Ikibiri a indiqué dans une conférence de presse de ce dimanche que d’ici deux semaines le gouvernement devra leur accorder l’occasion de dialoguer autour des amendements qui devraient être apportés à la constitution à défaut de quoi ces partis politiques menacent d’appeler ses membres pour la rue.

    Difficile de savoir la suite de cette rhétorique de guerre. Dans tous les cas le ministre de l’intérieur est clair : les mesures qui valent la peine seront prises.

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