Burundi: Des condoléances suite à la mort de l’ancien « terroriste », et médiateur Nelson Mandela

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    Le Burundi envoie ses condoléances aux sud africains qui viennent de perdre une icône de lutte contre l’apartheid Nelson Mandela. Dans un message posté sur le compte facebook du président de la république, on lit : « Son excellence le Président de la République, au nom de tout le peuple burundais, de toutes les institutions et en son nom propre, présente ses condoléances à la famille de Nelson Mandela, à tout le peuple de l’Afrique du Sud et toute l’humanité ».

    La photo de celui qui fut médiateur dans le conflit burundais est aussi postée sur le compte facebook de la Présidence de la République.
    Jean baptiste Manwangari, l’un des burundais qui a participé dans les négociations d’Arusha entre les burundais, explique « Mandela reste l’homme qu’il fallait » pour jouer ce rôle de médiateur entre les burundais.

    {{Du terrorisme à la gloire}}

    Nelson Mandela avait été souhaité tous les maux, y compris même la mort. A la tête de l’African National Congress, ANC, les dirigeants du monde se succédaient dans les années 80 ou même 90 pour le qualifier de terroriste.

    « L’ANC est une organisation terroriste typique … Celui qui pense qu’il va diriger le gouvernement en Afrique du Sud vit dans les terres nuageuses», a dit Margaret Thatcher, en 1987. Elle était la Première Ministre de l’Angleterre.

    Dans les années 80, un député britannique souhaite la mort à Nelson Mandela : « Nelson Mandela devrait être fusillé », dira un député britannique conservateur Teddy Taylor.

    Vers 1990, certains députés britanniques ont senti un malaise à la vue de Nelson Mandela sur l’écran de la BBC.

    Les Etats Unis vont durcir les choses quand en 1983, Nelson Mandela sera mis sur la liste des terroristes de même que son parti ANC.

    L’ANC va rester sur la liste des terroristes jusqu’en 1994 quand il sera élu pour diriger le pays. Mais au contraire, Mandela va rester sur cette liste des terroristes, de même qu’Oussama Ben Laden, jusqu’en 2008. C’est lors de son anniversaire de 90 ans que George Bush va l’effacer de cette liste noire. Pour aller aux Etats Unis, Mandela devrait avoir une autorisation spéciale du Département d’Etat américain.

    Mais Mandela ne va pas être le tueur des enfants, des femmes et des blancs comme le disaient ses détracteurs. Il ne sera pas non plus le poseur des mines dans des places publiques pour tout le monde.

    Il sera vu, dès ses années de prison, comme un héros, un homme de la paix et de la réconciliation. Il sera, de même que son ancien ennemie, Frederick De Clerk (ancien président sud africain), décerné le Prix Nobel de la Paix.

    Mandela est resté au pouvoir en Afrique du Sud pour seulement un seul mandat, en laissant la place aux autres et en pardonnant ceux qui, à l’époque, étaient encore ses ennemis.

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