
Le Forum pour la Conscience et le Développement, FOCODE, demande au président de l’Assemblée Nationale d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les garanties d’une rencontre avec les acteurs politiques autour du projet de loi sur la constitution qui fait objet de polémique entre les acteurs politiques.
Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce vendredi par rapport à l’invitation lancée par Pie Ntavyonyuma, président de l’Assemblée Nationale, pour débattre des amendements à apporter la loi fondamentale, Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE, a qualifié de salutaire cette initiative.
Il a dit que le président de l’Assemblée Nationale devrait davantage s’y investir en invitant les politiques, la société civile et les confessions religieuses pour les convaincre des effets de débats au regard des positions des uns et des autres autour de la constitution. Puisqu’il a pris cet engagement, l’Assemblée Nationale devrait continuer cette tache, estime le président de cette association de la société civile burundaise.
Pour Pacifique Nininahazwe, le pouvoir a un regard autre sur les manifestations qui ne sont organisées par les personnes ou organisations proches du pouvoir. Selon lui, les manifestations pacifiques sont reconnues au Burundi parce qu’elles sont inscrites dans la constitution et dans d’autres textes internationaux dont ce pays est signataire.
Le président du FOCODE estime qu’au lieu de juger déjà, les pouvoirs publics devraient plutôt en assurer la sécurité pour l’intérêt du pays. Il estime que la véritable question ne se trouve pas dans tous les cas au niveau de la marche manifestation prévue ce lundi, mais plutôt sur le comportement que le pouvoir adopte à propos de la révision de la constitution qui se fait en catimini.
Ce n’est pas une marche manifestation de l’Alliance des Démocrates pour le Changement, ADC- Ikibiri, mais plutôt une marche pour réclamer un débat autour de la révision de la constitution.
Jusqu’à présent la position de l’ADC-Ikibiri ne change pas. Les leaders de cette coalition tiennent mordicus à organiser cette marche manifestation. Les Nations Unies ont déjà demandé à Bujumbura de privilégier le dialogue.




