
L’ancien ministre de la justice à l’époque du président Pierre Buyoya estime que l’incarcération et l’arrestation de Fréderic Bamvuginyumvira tel que réalisés constituent un déshonneur pour le pouvoir de Bujumbura et en particulier pour la justice burundaise.
Dans une interview que Jean Baptiste Manwangari a accordée à la Radio Isanganiro à propos de cet emprisonnement qui défraie la chronique des médias burundais ces derniers jours, il a dit que l’emprisonnement de l’ancien vice président de la république est purement politique. Selon lui, au stade actuel, l’une des missions importantes du pouvoir de Bujumbura est la promotion de la gouvernance démocratique sur l’échiquier national.
Jean Baptiste Manwangari , l’ancien président du parti Uprona et aujourd’hui membre du courant de la réhabilitation dans ce même parti, a indiqué que cet acte viole les droits fondamentaux de la personne humaine. Il a demandé en particulier à la justice de faire son travail sien à savoir celui de régulation des pouvoirs.
Pour Jean Baptiste Manwangari, les personnes ne partageant pas les visions avec le pouvoir ne sont pas des hommes à faire passer à tabacs, mais plutôt des acteurs de la promotion du débat contradictoire dans le pays exigé en démocratie.
Selon l’ancien président du parti Uprona et ancien ministre de la justice à l’époque du président Pierre Buyoya, la communauté internationale et les confessions religieuses devraient avoir un œil regardant par rapport à la situation politique du moment dans ce pays de l’Afrique centrale.
Fréderic Bamvuginyumvira, ancien vice président de la république du Burundi, a été arrêté la semaine dernière. Il a été incarcéré à Mpimba. Motif : La justice burundaise et la police lui reprochaient d’avoir fait des relations sexuelles dans une maison de passage dans un des quartiers de la ville de Bujumbura. Les acteurs politiques et la société civile, excepté le parti au pouvoir, crient au montage à mobile politique.




