Rendez- vous du 19 au 20 : La Société Civile y sera malgré les non dits

    0
    474


    La société civile burundaise estime que ce serait une aberration de penser qu’en deux jours, les acteurs de la vie politiques du Burundi vont converger autour de 89 articles prévus au cours des débats sur la révision de la constitution prévus entre le 19 et le 20 de ce mois à l’Assemblée Nationale.

    Au cours d’une conférence de presse que 519 de la société civile burundaise engagées dans la campagne «Ne touchez pas au consensus d’Arusha » ont organisée ce lundi autour des débats sur la révision de la constitution prévus au courant de la semaine, Vital Nshimirimana, Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, FORSC, beaucoup de non dits planent autour de la manière dont ces débats auront lieu.

    Ces organisations indiquent qu’elles ne savent ni la méthodologie qui sera adoptée par l’Assemblée Nationale, ni les points qui feront objets de débats pendant ces deux jours.

    Au regard des inquiétudes des uns et des autres autour des points qui seront abordés pendant ces deux jours, les acteurs politiques ne pouvaient pas toucher sur les articles de nature à mettre en cause les acquis d’Arusha selon ces organisations .

    Elles estiment que le préalable devrait être l’évaluation de la mise en place de l’Accord d’Arusha à l’état actuel des choses , mais qu’à cela ne tienne, cette fois ci ces organisations demandent aux acteurs politiques de se limiter uniquement sur les articles de nature à favoriser l’intégration du Burundi dans l’East African Community et la rédaction du code électoral de 2015.

    Sans passer par quatre chemins, ces 519 organisations de la société civile s’insurgent en faux contre tout amendement de la constitution ayant pour mission principale de permettre à Pierre Nkurunziza à briguer un 3ème mandat à la tête du pays.

    Ils n’entendent pas cautionner aussi la limitation des pouvoirs du sénat et de l’Assemblée Nationale dans le vote des lois, la mainmise de l’exécutif sur la justice, et la votation des lois à majorité absolue.

    Même si leurs inquiétudes sont tel, ces organisations de la société civile affirment sans ambages qu’elles participeront dans ces débats sur la révision de la constitution.

    Face à un tel dilemme, ces organisations de la société civile plaident pour que les médias aient accès aux débats afin que la population soit au courant des intrigues autour de la révision de la constitution. ” La loi fondamentale est une propriété de la population”, a-t-il souligné.

    L’opposition politique avait menacé de marcher dans la rue en s’inscrivant en faux contre révision de la constitution en catimini par le parti au pouvoir.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici