
« Le ministère public a porté plainte au niveau de la cour suprême sous prétexte que l’infraction dont Frédéric Bamvuginyumvira est présumé innocent pourrait se répercuter sur les dénonciateurs si une fois celui-ci retrouvait sa liberté provisoire », c’est en substance la motivation principale à la base de la réincarcération de l’ancien vice- président de la république du Burundi.
A sa sortie de la chambre de conseil à la cour suprême ce lundi, les avocats de Frédéric Bamvuginyumvira ont déploré l’absence de cette infraction dans le code procédure pénale burundais. Selon Raphaël Horumpende , l’un des quatre avocats , si cela est la raison qui aurait incité le ministère public à s’opposer à la libération provisoire de leur client, tel ne devrait pas du tout être un argument.
Raphaël Horumpende a dit que Frédéric Bamvuginyumvira a été arrêté par des personnes détentrices d’armes et qui se sont servis de leurs pouvoirs en violations de la loi pour les arrêter.
Pour Raphaël Horumpende, il est aberrent d’affirmer que ces personnes aient eu peur du moment qu’elles ont une parcelle de pouvoir dans ce pays.
Le ministère public a aussi porté plainte en réaction contre la caution d’un millions de francs bu qui n’avait pas fait objet de convergence en chambre de conseil au niveau de la cour anti corruption , a encore souligné Raphaël Horumpende au sortir de la séance de ce lundi. Faux, le siège n’a qu’à consulter le procès verbal de la séance de ladite chambre, a rétorqué le même Raphaël Horumpende.
Après cette séance à la cour suprême, l’ancien vice président de la république a été conduit à la prison centrale de Mpimba d’où il était venu.
Lors de son arrestation, Frédéric Bamvuginyumvira avait été présumé coupable de relation sexuelle avec une femme en Mairie de Bujumbura et de tentative de corruption. Pourtant cette femme avec laquelle elle se serait couchée était amie à la famille Bamvuvinyumvira selon du moins les témoignages de l’épouse de Frédéric Bamviginyumvira.




