L’ADC contre une crise institutionnelle

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    « La destitution du Premier Vice- Président de la République est une option suicidaire qui risque de polariser les groupes politico-ethniques avec comme corollaire la paralysie des institutions conduisant ainsi à l’anarchie et au chaos au Burundi », c’est le contenu d’une correspondance que les partis politiques Regroupés au sein de l’ADC Ikibiri viennent d’envoyer au Secrétaire Général des Nations Unies par rapport à la crise au limogeage de Bernard Busokoza qui manque de successeur à la tête de la première vice présidence de la république.

    Dans cette correspondance de ce jeudi, les partis regroupés au sein de l’Alliance Démocratique pour le Changement- ADC Ikibiri indiquent que depuis 2005 le parti CNDD- FDD s’inscrit dans une logique de parti unique et veut asseoir cette donne à travers le pays notamment en refusant le dialogue avec d’autres acteurs politiques de la vie du pays. L’ADC revient sur les lois liberticides notamment celle sur la presse et d’autres, les exécutions extrajudiciaires, le harcèlement de l’opposition politique et de la société civile pour mettre en exergue cette absence de dialogue incarnée par le parti au pouvoir.

    Ces méandres ne visent selon l’ADC-Ikibiri qu’à permettre à Pierre Nkurunziza à briguer le 3ème mandat à la tête de l’Etat en reléguant au second plan l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et la constitution du Burundi.

    Sans toutefois être aussi exigeant, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, une des organisations de la société civile, abonde dans le même sens. Selon elle, cette crise qui est consécutive à la destitution de Bernard Busokoza à la première vice- présidence de la République a ouvert la porte à une crise institutionnelle qui menace la paix, la stabilité et la démocratie du pays.

    Cette organisation de la société civile demande à Pierre Nkurunziza de trouver le remplaçant de Bernard Busokoza sans s’écarter de l’Accord d’Arusha et de la constitution.

    Le limogeage de Bernard Busokoza a été suivi d’une démission en cascade de 3 ministres de l’Uprona. Visiblement le président a du mal à trouver son successeur depuis une semaine bientôt.

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