
Les Etats Unis d’Amérique et la France ont condamné, séparément, ce mardi, les récentes tensions politiques qui ont conduit aux affrontements entre la police et les militants de l’opposition d’un coté et la dispersion des membres de la ligue des femmes du parti Uprona samedi dernier de l’autre coté.
Dans un communiqué publié mardi par le [Département d’Etat américain->http://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2014/03/223278.htm], le porte-parole dudit département se montre inquiet en ces termes :
« Les États-Unis sont profondément préoccupés par les récentes actions du gouvernement du Burundi d’empêcher ou briser deux rassemblements distincts des partis politiques d’opposition le 8 Mars. Nous déplorons l’utilisation par le gouvernement des tactiques maladroites le 8 Mars à briser un rassemblement lors de la Journée internationale de la femme par l’aile du parti politique de l’opposition, Union pour le Progrès National ».
Pour le Porte-parole du Département d’Etat Américain Jen Psaki, qui adopte le comportement de neutralité, l’opposition burundaise a mal agit en prenant en hottage deux éléments de la police.
Il condamne tout de même le comportement des membres de l’opposition surtout du parti Mouvement de Solidarité pour la Démocratie (MSD).
« Nous condamnons également la violence qui a eu lieu plus tard le même jour dans la capitale entre la police et les membres de partis politiques d’opposition lorsque les policiers ont tenté d’empêcher une réunion de l’opposition au siège du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie. Nous dénonçons la saisie par l’opposition de deux policiers en otages et la violence qui a suivi et qui a eu lieu entre la police et l’opposition », dit Jen Psaki dans son communiqué.
Quant à la France, c’est aussi la désolation suite au manque de dialogue entre les deux tendances au Burundi. En effet le [Quai d’Orsay->http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/burundi/la-france-et-le-burundi/evenements-4091/article/burundi-dialogue-politique-11-03?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter], dans son communiqué de mardi dit que: « La France exprime son inquiétude après les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre survenus le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de la femme ».
En plus, la France appelle l’opposition et le Gouvernement burundais « à s’abstenir de tout recours à la violence et à poursuivre leur dialogue, dans la perspective des élections générales de 2015 ».
Alors que la Feuille de Route pour les élections de 2015 fêtait une année de son existence, cet anniversaire coïncide avec une tension politique au Burundi marquée par les arrestations des opposants, l’usage de la force pour disperser les opposants et la radicalisation des deux cotés, selon les communiqués.
Samedi, la police a dispersé deux rassemblements séparés des partis de l’opposition. Alors que les femmes membres de l’Union des femmes Burundaises affiliée au parti Uprona se rendaient à leur siège, la police a usé des gaz lacrymogène pour les empêcher d’accéder à la Permanence nationale de ce même parti.
De l’autre coté, le parti MSD dirigé par Alexis Sinduhije s’est affronté avec la police quand celle-ci tentait de l’empêcher de tenir sa réunion à sa permanence nationale.
Des cas d’arrestation ont été signalés. Au total, selon la police, 62 personnes (sans compter celles arrêtées par d’autres services de sécurité, tels que les renseignements) ont été arrêtées. Ce chiffre est plutôt plus grand que celui présenté par la police, selon le président de l’Association de Défense des Droits de l’homme et des Prisonniers (APRODH).
Pierre Claver Mbonimpa explique que son organisation a déjà recensé plus de 80 cas d’arrestations liées à ces affrontements de samedi dernier entre la police et les militants du MSD.




