Burundi : L’Union Européenne inquiète des récents affrontements

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    « La Haute Représentante de l’Union Européenne appelle l’ensemble de la classe politique burundaise au dialogue et au maintien de la cohésion nationale » après les affrontements entre la police et les membres de l’opposition burundaise.

    Catherine Ashton, la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères, via son porte-parole « appelle également les autorités à respecter les engagements réciproques pris particulièrement en matière de gouvernance, d’ouverture de l’espace politique, d’Etat de droit et d’exclusivité », selon le communiqué de ce mercredi après midi.

    Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité est aussi vice-présidente de la Commission Européenne.

    « La Haute Représentante observe avec inquiétude une montée de la tension politique au Burundi qui a donné lieu à un nombre croissant d’incidents et d’intimidations allant à l’encontre de la liberté d’expression, de la liberté d’association et du Pacte relatif aux droits civils et politiques », continue le communiqué.

    L’Union Européenne souligne que le Burundi ne sera seul si jamais il renoue avec la culture du développement.

    « L’Union européenne est fortement engagée auprès du Burundi et est déterminée à accompagner le pays dans ses efforts visant à sortir d’une situation d’Etat fragile et en faveur du développement », conclut le communiqué.

    Comme la France et les Etats Unis d’Amérique l’ont souligné dans leurs communiqués mardi, l’UE trouve que « l’organisation d’élections transparentes, inclusives et crédibles constitue un objectif majeur pour la consolidation démocratique et la stabilité du pays ».

    [Les Etats Unis d’Amérique,->https://www.isanganiro.org/spip.php?article6399] la France, l’UA avaient tous appelé dans leurs sorties médiatiques les deux tendances à dialoguer pour asseoir une bonne démocratie au Burundi.

    La tension a atteint son point culminant samedi dernier quand la police et les militants de l’opposition se sont affrontés à la permanence nationale du MSD. Quelques heures plutôt, la police avait dispersé, à gaz lacrymogène les femmes du parti Uprona qui défilaient vers le siège de ce parti gardé par la police.

    Des dizaines de partisans du MSD ont été arrêtés et un mandat d’arrêt contre Alexis Sinduhije a été délivré par le parquet. Il est accusé de rébellion et être leader d’un mouvement insurrectionnel, selon le porte-parole du parquet Mme Cécile Bangiricenge.

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