Le MSD demande une commission onusienne pour la lumière sur les bavures du 8 mars

    0
    582


    “Le” MSD plaide pour l’envoie par les Nations Unies d’une commission internationale indépendante pour mettre la lumière sur les bavures qui ont eu lieu à la permanence nationale de ce parti en date du 8 de ce mois puisqu’il estime que l’état actuel des enquêtes est de nature à créer des tensions politiques à travers le pays.

    Dans une correspondance que ce parti a envoyée au Secrétaire Général des Nations Unies avec pour copie certains des diplomates accrédités à Bujumbura, ce parti politique juge qu’au regard de la position que le ministre de l’intérieur a déjà prise autour des bavures de ce samedi, le parti n’attend pas grand chose de ce procès.

    En cause, le ministre Edouard Nduwimana a déjà qualifié de groupe de ” mouvement d’insurrection contre Bujumbura” ces jeunes qui ont été arrêtés après et pendant ces affrontements avec la police du 8 courant.

    Aujourd’hui, a encore une fois souligné ce parti politique de l’opposition, l’administration de la justice, du moins à travers ce procès, est sous les directives du Service National des Renseignements.

    La violence politique qui a fait parler d’elle ce jour du 8 mars à la permanence nationale du MSD illustre combien les institutions de sécurité et de l’administration sont derrière l’intolérance politique de nature à se développer davantage dans les jours à venir selon ce communiqué.

    Face à cette situation, le MSD estime que le jugement attendu au cours de ce procès est capable de faire générer davantage les tensions politiques, raison pour laquelle il demande aux Nations Unies de mettre en place une commission Indépendante pour mettre la lumière sur ce dossier. Ce parti se dit que les résultats de cette commissions aboutiront à des résultats de nature à satisfaire tout le monde et en particulier les parties en conflit autour de la question.

    Jusqu’à présent, le parti MSD indique que ses membres sont prêts à endosser les responsabilités que cette commission aura rendues publiques une fois mise en place.

    Il vient d’envoyer cette correspondance au Secrétaire général des Nations Unies alors que le ministère public a déjà requis une peine à perpétuité pour 48 des 69 membres du MSD. L’ APRODH, une association pour la promotion des droits de l’homme estime que ce procès est purement politique.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici