
Le parlement vient de rejeter le projet de loi sur la révision de la constitution ce vendredi dans l’après midi. En cause, un seul parlementaire auquel il s’attendait lors de ce vote aurait changé d’avis à la dernière minute. Le ministre de l’intérieur a indiqué qu’il reste à recourir au référendum pour faire passer le projet de loi.
Vers midi, après beaucoup de réunions en apartés, les groupes parlementaires CNDD –FDD et Batwa sont entrés dans la salle des congrès de Kigobe. Le président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma a indiqué que les membres de la commission politique saisie au fond pour étudier ce projet de loi ont effectivement étudié ce projet de loi. « Même les représentants de l’Uprona et du Frodebu Nyakuri ont fait ce travail », a souligné Aimé Nkurunziza, le président de cette commission.
En dehors, se trouvait Hon. Niyoyankana Bonaventure, membre de l’Uprona alors que sa famille politique venait de quitter le palais des congrès après une brève rencontre. Les sources de coulisses sur place au sein du CNDD FDD nous ont indiqué qu’il avait promis d’entrer dans la salle des congrès quelques minutes plus tard. Celui-ci est parti vers 13 heures au moment où les autres députés étaient autour du 20ème amendement de ce projet de loi sur la constitution sur les 75 attendus.
Les débats n’ont pas tourné autour du fond mais plutôt sur la forme du début à la fin. Aimé Nkurunziza a d’ailleurs dit qu’il était nécessaire de savoir que la commission saisie au fond n’avait rien ménagé pour amener un texte tout à fait acceptable pour amendement.
{{Le moment du vote a sonné }}
Le président de l’assemblée nationale a demandé à la commission justice travaillant à Kigobe de compter les présences au débat. Dans un premier temps, ce personnel de l’Assemblée Nationale a dit que 79 parlementaires étaient présents. Sans toutefois qualifier d’erreur ce chiffre qui venait de lui être annoncé , il a demandé à ces personnes de reprendre ce travail pour donner un chiffre plutôt acceptable.
Sur 77 députés présents, Le président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma avait sur lui 7 procurations des députés qui, pour une raison ou une autre, avaient été empêchés de se présenter ce vendredi au palais des congrès de Kigobe.
Tous les 84 députés présents ont voté pour ce projet de loi. Le président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma a dit que que loi fondamentale exige que les 4/5 des membres de l’Assemblée Nationale votent pour ce projet de loi, soit au moins 85 députés.
Selon lui, puisque ce quorum n’était pas atteint, il fallait inéluctablement le rejeter. Il a indiqué qu’il reste pour le président de la république de recourir au référendum s’il veut faire passer ce projet de loi avant les 12 mois prochains à compter à partir de ce jour.
Rebondissement. Hon Kalenga Rhamadan a demandé aux parlementaires d’arrondir le pourcentage puisque sur la 80% exigés, il y en avait 79.6% de présence dans la salle des congrès de Kigobe. Pie Ntavyohanyuma n’a pas convergé avec cette proposition qui a fait rigoler plus d’un dans la salle et les députés sont rentrés.
Le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana , dans une interview qu’il accordée à la presse a dit que le gouvernement n’avait rien ménagé pour préparer un texte conforme au contexte de l’heure. Il a dit qu’il reste le referendum pour voir comment le projet de loi pourrait passer.
Au moment où le budget n’est pas prévu pour un travail du genre, Edouard Nduwimana estime que les possibilités d’avoir ces fonds sont là surtout parce que le pouvoir actuel de Bujumbura résulte d’une volonté populaire.
Niyoyankana Bonavenure aurait exigé la présence du visa d’Arusha en tête de ce projet de loi avant d’entrer dans la salle. Cela n’a pas été fait. N’y est il pas pour quelque chose dans ce rejet ? Le parlement n’a-t-elle pas agi à la va vite ? En attendant, plus d’un député ont qualifié Niyoyankana Bonavenure d’homme imprévisible.




