Rwasa: Un référendum sur la constitution ne serait qu’une simple spéculation politicienne

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    « A voir les circonstances actuelles au Burundi qui fait face à une grave conjoncture économique, un référendum sur la constitution ne serait qu’un fardeau de trop à la population frappée par une misère sans nom», tel est le point de vue d’Agathon Rwasa qui se réclame toujours Président du parti Forces Nationales de Libération, FNL.

    En réaction sur le rejet du projet d’amendement de la constitution par l’Assemblée Nationale ce vendredi, après quoi le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD) compte organiser un référendum, Agathon Rwasa dit que cela n’est dicté que par des spéculations de Pierre Nkurunziza pour un 3è mandat qui ne profite qu’à lui seul et aux dignitaires qui sont au pouvoir.

    «La spéculation au 3è mandat ne profite qu’à Nkurunziza seulement et non à nous les Burundais. La paupérisation bat son plein alors que le président et ses dignitaires s’enrichissent davantage», dit-il, interpelant les Burundais à dire non s’ils étaient obligés d’aller à ce référendum car selon cet homme politique, la constitution actuelle telle qu’elle est aujourd’hui suffit amplement au Burundais.

    Il pense que les amendements y apportés ont été adaptés pour permettre au président Pierre Nkurunziza de briguer ce 3è mandat, ignorant selon lui, les propositions formulées lors de l’atelier du mois de décembre dernier, qui avait vu la participation de tous les acteurs de la vie nationale.

    « A Kigobe, le peuple était entièrement représenté parce qu’il y avait tous les partis politiques qui forment la classe politique burundaise, toutes les confessions religieuses, les institutions étatiques ainsi que toute la société civile. Comment alors se fait-il que des gens aillent servir leur parti en se cachant derrière la casquette de représentant du peuple pour reléguer aux calendes les conclusions de l’atelier » ? se demande Agathon Rwasa.

    Il salue ce qu’il a appelé l’attitude responsable manifestée par certains députés qui n’ont pas voulu accepter de se contredire par rapport à ce qui a été convenu lors de l’atelier.

    « On s’était convenu que les amendements ne concerneraient que les articles ayant traits aux élections et au calendrier des activités du parlement pour se conformer aux autres pays de la Communauté Est Africaine. Les autres points méritant un long débat, dont l’évaluation des Accords d’Arusha et les autres articles que le pouvoir voulait modifier, feraient objet d’une profonde discussion peu après les élections de 2015», souligne Agathon Rwasa.

    Il pense que le retard dans la promulgation de la constitution amendée qui devrait paraître à la fin du mois de décembre 2013 relève d’un manque de volonté des dirigeants burundais qui, selon lui, jouent les manœuvres de retardement parce que les résultats de Kigobe ne satisfaisaient pas le CNDD-FDD, soucieux de se maintenir au pouvoir contre la volonté et l’aspiration du peuple.

    Il invite les représentants du peuple à mettre en avant l’intérêt public au lieu qu’une spéculation politicienne autour d’un éventuel 3è mandat constitue une source de quelque blocage à l’Assemblée Nationale.

    Comme rappel, un seul parlementaire aurait changé d’avis à la dernière minute lors du vote de ce vendredi, causant ainsi le rejet du projet d’amendement de la constitution.

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