
Le président du parti Uprona non reconnu par le ministre de l’intérieur, Charles Nditije parle d’un plan d’arrestation de 22 jeunes de ce parti qui auraient pour objectif de faire de 4 députés de ce parti des boucs émissaires de l’attaque qui a eu lieu chez Gaston Sindimwo au début du mois de mars.
Au cours d’une conférence de presse de ce vendredi, Charles Nditije a indiqué que ce plan viserait à faire emprisonner certains députés de l’Uprona à l’instar de Bernard Busokoza, Charles Nditije et bien d’autres qui ne sont pas favorables au projets de lois qui ont été décriés par les burundais. Pour cet homme politique, cela est un montage ni plus ni moins et rejoint ce que Gaston Sindimwo a dit lorsqu’il a réaffirmé sur les médias que 4 parlementaires constituent une entrave pour les projets du camp Concilie Nibigira, aujourd’hui reconnu par Edouard Nduwimana le ministre de l’intérieur, à la tête de l’Uprona.
A la question de savoir si les parlementaires de l’Uprona et du Frodebu Nyakuri ne risquent pas d’être radiés pour s’être opposés au vote en faveur du projet de loi sur la constitution, Charles Nditije a indiqué qu’il n’est pas du tout facile de radier les parlementaires sans preuves tangibles. « Certains des députés membres du CNDD FDD risqueraient de se laisser emporter par ce vent si une fois ils cautionneraient ce projet », a souligné Charles Nditije.
Ces membres de l’Uprona estiment aussi que le référendum sur la constitution n’a pas raison d’avoir lieu puisque les parlementaires se sont déjà exprimés sur la question. « En moins que l’on ne veuille dédire les représentants du peuple, sinon cela n’a pas raison d’avoir lieu » a-t-il souligné.
Quant à la question du troisième mandat de Pierre Nkurunziza qui fait objet de polémique, le parti Uprona, du moins dans le camp de Charles Nditije estime que la cour constitutionnelle n’a pas les prérogatives de statuer sur le cas. Selon eux, les articles y relatifs sont clairs que l’on ne devrait pas du tout en parler.




