
Le Maire de la Ville de Bujumbura a d’interdit ce samedi la marche manifestation pacifique qui était prévue le 9 avril pour la commémoration de la mort d’Ernest Manirumva . Il a aussi interdit la synergie des médias qui était prévue ce même jour.
Dans cette déclaration qui a été adressée aux hautes autorités de la Mairie de Bujumbura, le Maire de la ville Saidi Juma a indiqué que ces activités risquent de désorienter la justice dans la recherche de la vérité sur la mort d’Ernest Manirumva. La société civile Burundaise n’a pas tardé à réagir à chaud autour de cette interdiction qui, selon elle, apparait comme un rebondissement.
Le Forum pour la Conscience et le Développement a qualifié de cette interdiction de manière voilée de ”restriction des droits civils et politiques à l’égard non seulement de la famille Manirumva et la société civile mais aussi contre les burundais eux-mêmes”.
«Comment est ce qu’une personne qui pleure la mort de son proche peut elle être empêchée de le manifester pacifiquement en moins qu’il ait anguille sous roche », a-t-il souligné.
Pacifique Nininahazwe est loin de comprendre comment le Maire de la ville de Bujumbura est allé jusqu’à interdire aux médias d’exploiter en synergie les dires qui se rapportent autour de la mort du vice président de l’Olucome. Il a interpellé le Conseil National de la Communication à faire le travail qui est le sien car ”visiblement un tel travail ne relève pas du tout de ses compétences”.
Le nouveau président du Conseil National de la Communication Richard Giramahoro a dit que jusqu’à présent il n’a pas encore vu cette correspondance. Il a indiqué que ce conseil intervient uniquement pour donner son point de vue sur les émissions qui ont déjà eu lieu.
Quant à l’interdiction qui vient d’être livrée contre les médias, il a dit que cela est dans les prérogatives de la Mairie si cela est de ‘’nature à perturber la sécurité en ville’’.
Ce dossier Ernest Manirumva date du 9 avril 2009. L’ancien vice-président de l’Olucome aurait été tué probablement parce qu’il enquêtait sur l’achat des armes par Bujumbura en 2009 selon le Forum pour la Conscience et le Développement.
Ces armes auraient été achetées par le Burundi et acheminées parmi les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda lorsque l’actuel conseiller à la présidence de la république chargé des questions civiles Gl Alain Guillaume Bunyoni était en charge du ministère à la sécurité publique, selon Pacifique Nininahazwe.




