
Les Nations Unies, ont mis en garde les responsables burundais de prendre des mesures contre l’instrumentalisation de la jeunesse, si non, les poursuites seront lancées par la justice internationale.
« Nous insistons que si aucune mesure n’est prise et les violations graves des droits de l’homme se produisent, les responsables de la manipulation de la jeunesse affiliées à des partis politiques et qui peuvent susciter de la violence seront passibles à de poursuites internationales », a déclaré jeudi le porte-parole de Ban Ki Moon après le compte rendu de l’Ambassadeur Samantha Power qui venait de rentrer de sa tournée en Afrique.
Selon Stephane Dujarric, porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki Moon, l’histoire du Burundi, récente ou non, doit servir de leçon.
« Tenant compte de l’histoire du Burundi, nous espérons que le gouvernement du Burundi va rapidement et instantanément redresser la situation politique actuelle et bannir les restrictions des droits politiques», a déclaré Dujarric.
Entre temps, des sources du siège des Nations Unies indiquent aussi que certains diplomates, à l’instar d’Edmond Mulet, indiquent que le Conseil de Sécurité des Nations Unies est demandé de voir comment imposer des sanctions sur l’achat des armes, après qu’une lettre confidentielle dévoile que des armes auraient été distribuées aux jeunes du parti au pouvoir le Cnddfdd.
Le Cnddfdd, dans son communiqué publié hier, a dénoncé ces informations jugées « dangereuses » et fausses.
Samantha Power, Ambassadeur des Etats Unis au sein des Nations Unies qui venait de rentrer de sa tournée en Afrique et qui a aussi visité le Burundi, a aussi partagé, hier jeudi, ce qu’elle a dit, vu et entendu lors de sa visite d’une journée.
« Il y a toute une série de développements inquiétants (au Burundi, Ndrl)» a déclaré Power à New York.
« Une raison pour laquelle j’ai visité le Burundi était quelques-uns des signes alarmants que nous voyons surtout de la décision de mettre fin à la mission de l’ONU, au moment où il y a instabilité politique importante, des jugements rapides de 21 membres (- jeunes) qui sont membres de l’un des principaux partis d’opposition, les lois restrictives sur les médias et la volonté de changer la constitution», a dit Mme Power.




