Oui et non autour d’une distribution d’armes aux Imbonerakure

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    Les organisations de la société civile ont divergé autour d’une probable distribution d’armes au Burundi par certains agents des services de sécurité parmi certains des Imbonerakure, ligue des jeunes du parti au pouvoir lors d’une rencontre qu’elles ont eue avec le ministre de l’intérieur ce lundi à Bujumbura.

    Lors de cette rencontre, les organisations regroupées au sein du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, FORSC, ont encore une fois estimé que Bujumbura ne devrait pas dénigrer la note des Nations Unies sur la probable distribution d’armes au Burundi entre janvier et mars de cette année pour quelle raison que ce soit du fait que cet organisme n’a pas intérêt à ternir l’image de ce pays.

    Pour ces organisations, puisque le pouvoir ne s’accuse de rien, il devrait permettre qu’une enquête indépendante ait lieu pour lever toute la polémique autour de cette accusation.

    Pierre Claver Mbonimpa, le président et représentant légal de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme est de sa part allé plus loin en disant tout ce que se trouve dans cette note des Nations Unies sur le Burundi n’est pas totalement erronée.

    Il a indiqué qu’il est au courant de 12 personnes qui possèdent illégalement les armes à feu en commune urbaine de Kamenge, mais qu’il ne sait plus où elles sont partis plus actuellement. Selon le président de cette organisation de défense des droits humains, certains des burundais qu’il connait très bien sont en République Démocratique du Congo armes à la main.

    « Je crois que le chiffre de 500 personnes que les Nations Unies avancent comme possédant les armes dans cette note est de loin correct », a-t-il souligné.

    De son côté, Samuel Nkengurukiyimana, représentant légal de la Plateforme Intégrale de la Société Civile burundaise (PISC- Burundi), qualifie sans fondements les accusations portées contre Bujumbura. Pour lui, le contenue de cette note des Nations Unies sur le Burundi n’est qu’un pur montage.

    Même son de cloche chez Edouard Nduwimana le ministre de l’intérieur Burundais . Selon lui, le Burundi n’est pas du tout prêt à faire des enquêtes sur ce dossier qui fait objet de remous entre les acteurs de la vie politique du Burundi.

    Cette note rentre dans la volonté de récupération politique des élections prévues en 2015. Le feuilleton sur la distribution des armes au Burundi a défrayé la chronique ces derniers jours. Pour Bujumbura et les organisations de la société civile qui lui sont proches, c’est une idée sans fondement. Pour l’opposition politique et certaines organisations de la société civile Burundaise , le pouvoir Pierre Nkurunziza devrait engager une enquête indépendante autour de la question.

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