Uprona : Le camp Nditije réagit sur la mise en garde de Concilie Nibigira

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    « Madame Concilie Nibigira n’a ni le comité central, ni les comités provinciaux, ni les comités communaux. Au nom de quoi peut-elle donc s’exprimer ? », déclaration de Tatien Sibomana porte parole de l’Uprona, camp Nditije au cours d’une interview à la Radio Isanganiro.

    Selon lui, Madame Concilie Nibigira, reconnue par le ministère de l’intérieur comme présidente de l’Uprona, ne représente rien aux yeux des badasigana aussi longtemps qu’elle a accepté d’être nommée par le ministre de l’intérieur.

    Cette déclaration intervient après que Concilie Nibigira ait menacé de sanctionner l’honorable Charles Nditije qui lui aussi se réclame président de ce parti.

    Dans le communiqué de jeudi dernier, C. Nibigira avait demandé à Charles Nditije de s’interdire de déclarer quoi que soit au nom de l’Uprona, au risque de s’exposer à des sanctions sévères.

    « De quelle direction nationale du parti peut-elle parler qui aurait sorti et cautionné sa déclaration alors que Madame C. Nibigira n’a jamais réuni aucun organe statutaire depuis qu’elle a été parachutée à la tête du parti ?», s’est interrogé Tatien Sibomana.

    Il relève aussi certains actes que pose C. Nibigira et ses prises de position sur les questions vitales qui, selon lui ; prouvent à suffisance qu’elle ne roule que pour les intérêts du parti au pouvoir et cela en préjudice des intérêts vitaux du pays en général et des badasigana en particulier.

    D’ abord, selon T. Sibomana, elle a commis l’effraction des bureaux de la permanence nationale qu’elle a fait fermer par la police, et a invité les députés à aller voter pour le projet de loi d’amendement de la constitution qui allait enterrer l’accord d’Arusha.

    Ensuite elle a félicité la police qui a tiré à balle réelle sur des militants du Msd qui étaient retranchés dans leur permanence.

    Enfin, elle a dans le même sens félicité la police qui a lancé des gaz lacrymogènes sur les femmes de l’Ufb qui marchaient pacifiquement à l’occasion, de la journée internationale de la femme.

    Concernant les sanctions qu’elle brandit contre Charles Nditije « président légitime et légal du parti », le porte parole de l’Uprona, camp Nditije lui suggère plutôt d’avoir le courage de convoquer les organes habiletés afin de se rendre compte de celui qui, entre elle et C. Nditije, sera sanctionné pour manquements graves à l’éthique, aux valeurs et aux textes régissant le parti de Rwagasore.

    Au sujet de la crise qui prévaut à l’Uprona, il fait savoir que la direction « légitime » du parti travaille sans relâche pour y mettre fin. Selon lui, la question qui leur reste en tête est de savoir si C Nibigira est toujours mudasigana.

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