
A une journée de la 2e évaluation de la feuille de mars 2013, Agathon Rwasa qui se réclame leader des Forces Nationales de libération espère peu de l’issue de cette évaluation.
Selon lui le contenu de la feuille de route issue de la rencontre des politiciens sous le patronage du gouvernement burundais et du Bureau des Nations Unies au Burundi n’a presque pas été mis en application comme convenu.
Agathon Rwasa relève certaines clauses qui devraient permettre l’assainissement du climat politique mais qui n’ont pas été appliquées, en soulignant surtout celle qui allait permettre la réunification des partis politiques dont les membres sont jusqu’ici divisés.
« On peut amèrement constater que sur le plan formel, oui il y a quelques avancées mais sur le plan du fond réellement rien ne marche » a déclaré Agathon à la Radio Isanganiro.
Il dit d’abord que la constitution est là parce l’actuelle n’a pas été modifiée comme le désirait le parti au pouvoir, ce qui est décrit comme 1er atout pour la préparation des élections.
Ensuite il y a le code électoral qui n’a pas encore été promulgué, « mais un code électoral qui affiche aussi certaines tendances allant dans le sens de maintenir le statu quo ».
Il s’explique en précisant que l’article 92 du code électoral introduit une histoire de candidature unique au 1e comme au 2eme tour alors que l’article 102 de la constitution est clair quant à ce qui est des candidatures, qu’elles doivent être des candidatures multiples que ce soit au 1er ou au 2eme tour.
Concernant la Commission Electorale Nationale Indépendante, il rappelle qu’elle n’a pas requit le consensus de tous les partenaires. « C’est une commission qui a été créée uniquement dans l’optique du pouvoir et du parti au pouvoir mais pas de tous les partenaires au processus électoral » a ajouté Agathon Rwasa.
Quant aux partis politiques qui se sont divisés, là aussi c’est un constat amer puisqu’il n’y a pas un seul parti qui a réussi à se réunifier selon cet ancien patron des Fnl. Il dit donc que tout cela peut prouver que la 2eme évaluation de la feuille de route n’arrivera pas à grand-chose.
«La réunion de mardi, à voir comment elle est organisée, à voir le timing, il me semble que l’on donne peu de chances aux participants d’échanger sur la feuille de route et on privilégie plutôt des exposés qui ont été commandités par le Ministère de l’intérieur et par cet instrument du pouvoir qu’est la Ceni» a déclaré Agathon Rwasa.
Toutefois, il appelle les uns et les autres à se préparer en conséquence. Il leur demande de ne pas y aller juste « pour cautionner une mascarade » mais pour chercher réellement à ce que cette intention qui avait été la motivation première de cette réunion puisse aboutir à des fins qui puissent satisfaire tout le monde.
«J’espère bien que tout un chacun doit prendre conscience que cette réunion ne doit pas être une réunion de trop», dit Agathon Rwasa.
Il demande qu’on dise les choses d’une manière claire quant à toutes ces questions qui restent pendantes pour que, selon toujours Agathon Rwasa, l’on puisse voir réellement l’amélioration du climat politique, pour que l’on puisse voir au bout de quelques jours la réunification des partis politiques devenir effective et la compétition démocratique être une réalité plutôt qu’un slogan que les autorités clament toujours alors qu’elles font tout pour museler ceux qui ne concordent pas avec eux dans leur façon de penser la gestion de ce pays.




