
La cour d’appel de Bujumbura a confirmé ce lundi la détention de Pierre Claver Mbonimpa le président de l’Association pour la Défense des Droits de l’homme et des détenus. La cour d’appel de Bujumbura a rejoint le Tribunal de Grande Instance de Bujumbura en décidant de la sorte.
Jusqu’à 17 heures de ce lundi, les avocats de Pierre Claver Mbonimpa disaient qu’ils n’ont pas encore reçu une lettre formelle relative à cette décision. Me Armel Niyongere soulignait qu’ils attendent que cette correspondance leur soit parvenue pour s’exprimer sur cette décision. « Mais dans l’entre temps nous sommes en réunion », avait il souligné.
La sortie de cette décision était attendue depuis ce lundi parce que le fervent défenseur des droits humains qu’est Pierre Claver Mbonimpa avait été écouté par la chambre de conseil de la cour d’appel ce jeudi. Me Nzobandora Antoine avait souligné par ailleurs que les avocats avaient été très bien écoutés par les membres du siège et qu’ils gardaient confiance envers Bujumbura que le droit allait en fin être dit à la satisfaction de Pierre Claver Mbonimpa.
La décision de la cour d’appel de Bujumbura est loin en tous cas tranquilliser la société civile qui a déjà lancé une campagne pour la libération de Pierre Claver Mbonimpa et la réclamation des enquêtes par le gouvernement autour de la distribution d’armes à certains jeunes du parti au pouvoir et les formations militaires de certains burundais en République Démocratique du Congo.
Cette campagne dénommée Vendredi vert à travers laquelle la société civile burundaise appelle les burundais à porter les habits de couleur verte en soutien Pierre Claver Mbonimpa va inéluctablement continuer. Pierre Claver Mbonimpa était incarcéré à la prison centrale de Mpimba depuis le 16 mai.
La justice burundaise l’accuse d’avoir porté atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat lorsqu’il a déclaré sur les ondes de la Radio Publique Africaine que le Congo du moins dans la région Est abritait des civils Burundais en formation militaires. Il avait pointé du doigt un certain Kazungu, un des responsables de la documentation dans ces pratiques.
Selon lui, ce responsable du Service National des Renseignements leur ravitaillait les vivres en République Démocratique du Congo où ces burundais se trouvent. En attendant, la société continue le combat selon nos sources.




