
Le président du Syndicat des Magistrats du Burundi, Jean Pierre Munyembari, accusé d’usurpation de fonction a comparu devant la cour d’appel de Gitega. Au même moment, le chargé de la communication au sein de ce syndicat, Désiré Nzigamasabo,lui aussi syndicaliste du Symabu, a été muté lundi du parquet de Kayanza vers Rutana pour occuper le poste de directeur adjoint de la prison centrale de Rutana.
Les deux se disent victimes d’une persécution de la part du ministre Pascal Barandagiye suite à leur implication dans le refus de l’immiscion du politique dans ce syndicat.
Selon le président du syndicat Jean Pierre Munyembari, le président de la cour d’appel de Gitega a cherché à savoir le contraste existant entre le contenu du procès verbal du 22 février 2014 à Gitega et celui du 17 mars 2014 aujourd’hui dans les mains du ministre Pascal Barabandagiye dont il a dit n’avoir aucune connaissance.
Le président de la cour d’appel de Gitega l’accusait de faux et usage de faux au regard des documents datant du 17 mars 2014 à la disposition du ministère de la justice selon les propos de Jean Pierre Munyembari .
« Le ministre exige le symabu à reprendre le choix des responsables du syndicat », a souligné Jean Pierre Munyembari.
Pour le président du Symabu , cette persécution signifie ni plus ni moins que Bujumbura veut se débarrasser des syndicalistes, qui pour le moment, réclament que le contenu des Etats Généraux de la Justice soit d’application.
Jean Pierre Munyembari trouve aberrent le fait que le ministre de la justice soit le premier à plaider contre vents et marrées que les élections de février 2014 soient abrogées au moment où les syndicalistes s’entendent sur les noms des personnes qui ont été choisis.
Pour Désiré Nzigamasabo et Jean Pierre Munyembar, telle est une manière malicieuse de persécuter le Symabu.
Jusqu’à présent le porte parole du ministère de la justice réfute les allégations portées contre lui. Le ministre ne s’est en aucune manière ingérée dans les activités de ce syndicat.




