Société civile : Le soutien à P. C Mbonimpa continue

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    Les organisations la société civile et celles des professionnels des médias ont de nouveau annoncé qu’elles comptent faire une marche pacifique en guise de soutient au président de l’Aprodh qui vient de passer plus d’un mois d’incarcération. Cette marche est prévue pour vendredi prochain, le 20 juin.

    La 1ere marche devrait avoir lieu lundi dernier comme l’avait annoncé le secrétaire général du Forum pour la Conscience et le Développement, une des associations organisatrices de cette marche. « C’est une marche de soutient à ce doyen des défenseurs des droits de la personne humaine au Burundi », avait précisé Maitre Janvier Bigirimana.

    Le Maire de la ville de Bujumbura a aussitôt empêché cette marche pacifique. Saidi Juma estime, selon son communiqué, que cette marche avait un caractère insurrectionnel. Aussi, selon la même source, cette activité pouvait-elle influencer la justice d’une manière ou d’une autre alors qu’elle est déjà saisie du dossier.

    Avec ce refus de l’autorité municipale, les organisations ci hautes citées ont saisi l’autorité hiérarchique, à savoir le ministre de l’intérieur, pour demander l’annulation de cette mesure qu’elles qualifient de non fondée.

    Elles indiquent que cette marche ne doit pas être confondue à une quelconque insurrection qui, selon elles, est une infraction prévue par le code pénal burundais: « La société civile ne pouvait pas donc demander l’autorisation de commettre cette infraction » a déclaré Maitre Janvier Bigirimana.

    Au cours d’une conférence de presse qu’elles ont tenues ce mardi, ces organisations dénoncent le comportement de certaines autorités visant à empêcher les citoyens à exprimer leurs idées pacifiquement.

    Les représentants de ces organisations disent que les accusations du maire de la ville qui dit que ces organisations veulent mener un mouvement insurrectionnel sont gratuites.

    Au nom de ces organisations, le président de l’Union burundaise des journalistes a rappelé qu’il n’y a pas lieu à confondre une marche manifestation et un mouvement insurrectionnel. Il a présenté la définition d’un mouvement insurrectionnel qui, selon le code pénal burundais, se définit comme un mouvement collectif qui s’extériorise soit par des actes portant atteinte aux pouvoirs publics et aux institutions établies, soit par des agressions contre les personnes ; la dévastation ou le pillage.

    Ces organisations réaffirment leur engagement en des valeurs démocratiques, notamment le respect des lois et des institutions issues officiellement de la volonté du peuple, selon Alexandre Niyungeko. Elles n’attendent non plus aller ni au delà des limites tracées par la loi, ni porter atteinte aux institutions aujourd’hui en place, a-t-il précisé.

    Par contre ces organisations s’insurgent contre cette tendance délibérée selon elles, à empêcher systématiquement les manifestations publiques des citoyens qui ne cherchent qu’à exprimer pacifiquement leurs opinions conformément à la loi.

    Ces organisations attirent l’attention du ministre de l’intérieur qui pour le moment « analyse leur recours «conformément à la loi ci haut citée de ne pas tomber dans la même erreur que le maire de la ville », a déclaré Alexandre Niyingeko.

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