
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) se montre inquiète par le refus, des les autorités burundaises, d’autoriser une marche de soutien à l’activiste Pierre Claver Mbonimpa détenue depuis le 16 mai 2014.
« Non content d’emprisonner le défenseur le plus imminent des droits humains du Burundi, Pierre Claver Mbonimpa, le gouvernement a interdit à ses collègues d’organiser une manifestation pacifique pour réclamer sa libération, selon un communiqué transmis par cette organisation américaine des droits de l’homme aujourd’hui.
Human Rights Watch qualifie Pierre Claver Mbonimpa comme un militant pas comme les autres, dans ce communiqué et dit qu’il « a été accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, maintenu en détention depuis plus d’un mois, mais il ne connaît toujours pas la date de son procès ».
Selon HRW, les campagnes pour sa libération sont nombreuses et différemment conduites, mais déplore que le gouvernement a fermé ses oreilles.
« Les organisations de la société civile ont fait campagne sans relâche pour sa libération. Au cours des dernières semaines, les radios et les médias sociaux ont été inondés de messages de solidarité » lit-on dans ce communiqué.
Il ajoute que même « des pétitions demandant sa libération circulent dans tout le Burundi. Et chaque vendredi a été déclaré « Vendredi vert », les organisateurs de la campagne demandant aux Burundais d’arborer du vert, couleur des uniformes portés dans les prisons du pays, pour exprimer leur soutien à Pierre Claver Mbonimpa ».
Le gouvernement a ignoré ces appels, allant au contraire encore plus loin la semaine dernière. En effet, lorsque les organisations de la société civile ont informé les autorités qu’elles préparaient une manifestation pacifique en soutien à Pierre Claver Mbonimpa, le maire de Bujumbura l’a interdite, déclarant que cette manifestation « ne peut être acceptée puisqu’elle a un caractère insurrectionnel » et que personne n’a le droit d’influencer la justice, déplore HRW
Les militants pour la libération de Mbonimpa ont même fait appel de cette décision auprès du ministre de l’Intérieur, mais ce dernier a également refusé, arguant que ces organisations de la société civile devraient laisser la justice faire son travail « au lieu de distraire le public. »
HRW compte lui aussi se joindre aux autres pour porter le vert chaque vendredi, pour demander la libération de Pierre Claver Mbonimpa, en prison depuis le 16 mai 2014.




