Muyinga : Le drapeau national, symbole cher ?

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    A la veille de la célébration du 52e anniversaire de l’indépendance, le drapeau national est soit invisible, soit déchiré devant certains bureaux administratifs à Muyinga.

    Entre autres bâtiments administratifs sans drapeau national, on citerait en ville de Muyinga, le bureau de la Commune Muyinga, le siège du tribunal de résidence de Muyinga. Pareille situation s’observe aussi à certains centres comme à Rugari. Là, devant le bureau du chef de zone, on ne voit qu’une hampe, on a manqué l’argent pour acheter ce symbole a-t-on appris du Chef de zone Rugari Donatien Ahishakiye. Pour cet administratif, il revient à la commune d’acheter ces drapeaux car la zone n’a pas de budget. Hélas, même au siège de la Commune, on n’a pas de drapeau.

    A certains endroits, le drapeau bien hissé n’est plus reconnaissable de part ses couleurs. C’est l’exemple du drapeau hissé devant la prison centrale de Muyinga. Le drapeau du Burundi est tricolore, vert, blanc et rouge. Celui retrouvé devant la maison de détention de Muyinga est tellement usé, déchiré qu’il reste difficile d’en reconnaitre les couleurs. Pourtant, la prison est à une trentaine de mètres devant le bureau du Gouverneur de la Province Muyinga, Ildephonse Ntawunkunda qui, quelques fois fait descendre de force des drapeaux très usés comme il l’a fait à l’école primaire Gasenyi il y’ a un mois. Devant le cabinet du Gouverneur, le drapeau est tout neuf, cet administratif indique que tous les trois mois, il fait le tour des différents services pour exiger le respecter les symboles du pays.

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    De lourdes formalités pour l’achat }} }

    Le drapeau national est uniquement vendu au ministère de l’intérieur, apprend-t-on de certains chefs de service. Non seulement c’est cher (45000 Fr.BU), mais aussi fatiguant d’en avoir. On paie dans une agence de la Bancobu, le bordereau de versement est présenté au ministère.

    Pour certains administratifs à Muyinga, localité située à 200 km de la capitale Bujumbura, il faudrait décentraliser la vente de ces drapeaux au niveau des provinces. Certains directeurs d’écoles primaires demandent que ces drapeaux soient distribués gratuitement. Ici, ils remettent en cause la qualité de l’étoffe dans laquelle est fabriqué le drapeau national actuellement. Il y a quelques années, un seul drapeau pouvait être utilisé durant toute une année scolaire, maintenant, 3 mois suffisent pour voir le drapeau déchiré, regret d’un directeur depuis plus de cinq ans.

    Cette situation s’est particulièrement présentée depuis la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, des drapeaux distribués n’auraient pas la même qualité que les drapeaux d’avant 2012, doute certains administratifs.

    S’il s’agit d’une aide, qu’elle soit gratuitement distribuée, demande des administratifs sous couvert d’anonymat. Plus d’un se demande pourquoi le drapeau national brille par son absence à certains endroits au moment ou les drapeaux des partis politiques sont éparpillés ici et là sur les collines, sont-ils moins chers ou les habitants sont plus intéressés par leur formations politiques que par les symboles d’ampleur nationale ?

    Vous saurez que le ministre de l’intérieur a, lors d’une sortie médiatique la semaine dernière, exigé aux administratifs de remplacer des drapeaux vieux par des symboles neufs, pour se préparer à la célébration du 52me anniversaire de l’indépendance du Burundi le 01 juillet.

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