Les Etats unis en appellent au respect des libertés publiques

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    L’ambassadrice des Etats unis d’Amérique au Burundi appel au gouvernement du Burundi de favoriser un espace politique libre et ouvert pour tous les Burundais, afin d’exprimer leurs préoccupations et leurs désirs, « ce qui est l’essence même d’une démocratie ».

    Dans un communiqué rendu public à l’occasion de la célébration du 238e anniversaire de la déclaration de l’indépendance des Etats Unis d’Amérique, Dawn M. Liberi rappelle que le processus démocratique exige la paix, et que la violence n’a pas sa place dans ce processus.

    En plus, selon le même communiqué, la liberté d’expression de toute élection libre, juste et inclusive possède plus de puissance et d’effet que n’importe quelle arme.

    « Nous faisons un appel à tous les Burundais d’exercer leur droit démocratique dans un esprit de paix et de coopération au cours des prochaines élections » ; a jouté Dawn M. Liberi dans son communiqué.

    Elle souligne que le discours prononcé il y a une centaine d’année par le Président américain Lincoln, lors de son 2e discours inaugural, vaut aujourd’hui pour le Burundi.

    « Une maison définitivement divisée contre elle-même ne peut pas se tenir débout » ; avait déclaré le Président Lincoln.

    Selon l’ambassadrice des Etats unis au Burundi, cela vaut aussi bien pour le Burundi que pour tout autre peuple démocratique.

    «C’est seulement lorsque toutes les voix seront entendues sur une même échelle et dans un environnement paisible, que viendra le progrès », peut-on lire dans le même communiqué.

    Mais, cet appel au respect des libertés publiques survient au moment où le ministre de l’intérieur vient de prouver une fois de plus que le pouvoir est hostile à certaines libertés publiques, notamment le droit de manifester.

    Lors des questions orales devant le Sénat, jeudi dernier, Edouard Nduwimana a affirmé que les différentes organisations de la société civile ne seront jamais autorisées à organiser les marches manifestations ensemble, car dit-il, ne partage pas la même personnalité juridique.

    « Ce qui nous pousse à refuser les manifestations, c’est parce qu’on constante que ceux qui les organisent n’ont rien en commun, et on leur dit que si ils veulent organiser une réunion ou une manifestation publique, ils doivent écrire au ministre, lui dire qui ils sont, et le motif de cette manifestation », a déclaré Edouard Nduwimana, devant les élus du peuple.

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