L’Adc ikibiri dénonce une peine dissuasive

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    Une année de servitude pénale et 50 mille francs d’amende. Telle est la peine prononcée contre les 7 jeunes imbonerakure du CNDDFDD, surpris dans la nuit de dimanche à lundi dernier, entrain de piller, les passants de la route Bujumbura-Cibitoke, plus précisément sur la colline Kagwema en commune Gihanga de la province Bubanza.

    Ce procès avait été placé parmi les procès rapides dans le système de la permanence pénale, étant donné que ces jeunes avaient été surpris en flagrant délit en commettant cette infraction.

    Ces jeunes étaient même armés d’un fusil, des gourdins et des machettes lors de leur arrestation, mais celui qui avait sur lui un fusils a pu s’échapper à l’arrestation par l’armée en patrouille.

    Au total, il s’agissait de 8 jeunes dont un ancien militaire de la force de défense nationale, mais un (cet ancien militaire) a pu s’echapper.

    Le ministère public avait requis contre ces jeunes imbonerakure une peine maximale de 20 ans de servitude pénale, et de 100 mille francs d’amende pour chacun.

    L’Alliance des Démocrates pour le Changement s’insurge contre la peine, ci haut mentionnée, retenue par le juge.

    « Le code pénal burundais ne prévoit pas une telle sanction d’une année de servitude pénale et 50 mille francs d’amende pour l’infraction de vol à mains armés (vol qualifié), la sanction va même au delà de 20 ans », a déclaré le président de l’Adc Ikibiri Léonce Ngendakumana.

    Léonce Ngendakumana y voit plutôt une main invisible dans cette affaire.

    « Ces jeunes imbonerakure, … ces bandits d’ailleurs qui ont été attrapés sont sous la haute protection du parti Cndd fdd qui les a mandaté pour poursuivre leurs activités déstabilisatrices, et c’est pour cette raison qu’ils ne vont pas écoper cette peine de 20 ans d’emprisonnement », a souligné Léonce Ngendakumana , qui souhaite d’ailleurs que le ministère public interjette l’appel.

    De son coté, le secrétaire général du parti Cndd fdd en commune Gihanga avait nié, lundi dernier, toute responsabilité de ces jeunes imbonerakure dans cette affaire.

    Olivier Nahimana affirmait bel et bien que ces jeunes participaient dans les activités de maintient de la paix.

    Il reconnaissait seulement pour erreur commise, le fait que ces jeunes n’avaient pas été accompagnés par la police de la localité, dans ces activités de maintien de la paix menée par les comités de sécurité.

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