
Le chef de la campagne vendredi vert Pacifique Nininahazwe interpelle le président de la République pour qu’il s’investisse dans la libération provisoire de Pierre Claver Mbonimpa parce que sa santé se détériore au fur et à mesure selon les informations à sa disposition.
Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi par rapport à la campagne vendredi vert, Pacifique Nininahazwe a indiqué que ses sources en provenance de la prison centrale de Mpimba soulignent que son diabète s’aggrave du jour au lendemain.
« Il est malade et très malade » a martelé Pacifique Nininahazwe. Il a indiqué que le Président de la République devrait aussi plaider pour que le droit soit dit avec objectivité pour lui permettre de retrouver sa liberté provisoire.
Pour Pacifique Nininahazwe, ce défenseur des droits humains ne peut en aucun cas fuir si telle est l’inquiétude du ministère de la justice.
Le chef de fil de la campagne vendredi vert estime que le Président de la République pourrait avoir du mal à accomplir avec efficacité son agenda de travail prévu 4 au 6 aout 2014 pendant le sommet Etats Unis- Afrique prévu à Washington si une fois Pierre Claver Mbonimpa resterait locataire de la prison centrale de Mpimba toujours malade.
Pacifique Nininahazwe a aussi parlé de ce qu’il a qualifié de paradoxe de Bujumbura. Il trouve aberrent le fait que les probables auteurs des crimes que le Burundi a connus ces 5 dernières années et autres soient libres au moment où Pierre Claver Mbonimpa est aux mains des geôliers.
Il a cité beaucoup de personnes libres alors que leurs mains seraient entachées de sang notamment dans l’affaire Ernest Manirumva, le plan safisha (nettoyer) qui visait les opposants burundais en 2011 dénoncé par Mbonimpa lui-meme, et bien d’autres.
Pour lui, la détention de Pierre Claver Mbonimpa au moment où tous ces hommes qui auraient des mains sales sont libres ternit l’image du pays.
Les informations recueillies à la prison centrale de Mpimba soulignent qu’effectivement le président de l’APRODH se trouve dans un état de santé critique.
Atteint d’un diabète et âgé de 66 ans, Mbonimpa devraiet avoir été libéré en vertu de la lois burundaise qui autorise les prisonniers âgés de plus de 60 ans et atteints de maladies incurables d’être libérés.
Mais le Tribunal a confirmé sa détention , malgré les demandes de la défense de libérer le président de l’Aprodh Pierre Claver Mbonimpa.
Arrêté le 16 mai 2014, Mbonimpa, président de l’Aprodh, une ONG locale de défense des droits des prisonniers st accusé d’atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l”État, après des informations selon lesquelles, des jeunes burundais seraient en entrainements militaires à l’est du Congo.




