2015 : Les bagumyabanga « sans voix » sortent de leur silence

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    Les bagumyabanga (nom des membres du Cndd fdd) qui se disent être des « sans voix » ont adressé ce lundi une lettre au Secrétaire Général des Nations .Dans leur lettre, ils lui demandent son intervention personnelle en vu de la réussite des prochaines élections. Cette faction du part au pouvoir aimerait, selon son communiqué, que l’après élection de 2015 ne soit pas comme celle de 2010 qui fut sanglante.

    « (….)ils souhaiteraient aussi des élections qui ne sont pas sanglantes comme ça a été après celles de 2010 car le plan Safisha (élimination physique des opposants) a terni l’image du parti Cndd fdd… », lit-on dans le même document.

    Dans cette correspondance, ces membres du Cnd fdd prédisent déjà la fraude électorale vue la situation politico-sécuritaire du moment à quelques mois des élections.

    Ils dénoncent en même temps les violations massives des droits humains, dont le harcèlement judiciaire des leaders de la société civile et des journalistes.

    Politiquement, ces bagumyabanga en exil s’insurgent contre l’émiettement des partis politiques d’opposition par le pouvoir, lequel ne profite pas au parti Cndd fdd, selon leur communiqué.

    « Le parti ne gagne rien de telles pratiques. La crédibilité que le Cndd fdd avait décrochée lors de la lutte politique armée pour la défense de la démocratie basée sur le multipartisme est entrain de disparaitre », a déclaré l’ancien secrétaire du conseil des sages du parti Cndd fdd, au nom de ses compagnons.

    Manassé Nzobonimpa, un de ces bagumyabanga « sans voix » a aussi relevé les bavures commises par les jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir qui selon lui, ne font que semer la terreur et la désolation dans le pays en empêchant les autres leaders des partis politiques de travailler librement dans la transparence et la démocratie : « tout cela se faisant sous les auspices des administratifs de ce pays ».

    En droit de l’homme, ces bagumyabanga citent pas mal de cas de personnes qui sont emprisonnés pour leur opinion.

    Ils rappellent les cas d’Hussein Radjabu et ses coaccusés, les membres du Msd, ceux des Fnl, ceux qui avaient été emprisonnés avec le journaliste Hassan Ruvakuki ainsi que celui de l’activiste des droits Humains Pierre Claver Mbonimpa, qui donc devraient recouvrer leur liberté.

    Pour assainir le climat politique, ces bagumyabanga demandent à la communauté internationale et surtout à l’Onu de ramener le gouvernement burundais pour mettre en application la feuille de route vers les élections de 2015.

    « Faute de cela, ces élections sont vouées à l’échec et n’apporteront que le désespoir et la désolation plus qu’hier », ont-ils souligné dans leur document.

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