Kirundo/Des militants du parti UPRONA séquestrés par la police

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    Des militants de l’Union pour le progrès national(UPRONA), aile du député Charles Nditije, (non reconnu par le ministère de l’intérieur) ont été violentés dimanche matin par la police, d’après des témoins sur place.

    Ces militants voudraient organiser une réunion convoquée par le premier secrétaire du parti en commune Kirundo et avaient eu l’aval de l’administrateur communal. A leur arrivée à la permanence provinciale, ils ont été accueillis par des policiers qui les ont sommés de vider les lieux.

    A la moindre résistance, le commissaire provincial de la police a violemment frappé avec un morceau de bois des militants de l’aile Nditije dont le premier secrétaire provincial, Juvénal Karagira, avant de fuir en débandade.

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    Le député Ryahama proteste}} }

    Le député Pasteur Ryahama, fidèle à l’aile de Charles Nditije, a condamné cette attitude des policiers. Selon cet élu du peuple dans la circonscription de Kirundo, cela prouve « l’immixtion » des services de l’Etat dans la gestion interne des partis politiques.

    En empêchant une réunion légalement annoncée à l’administration, le député Pasteur Ryahama trouve que la police a agi pour le compte du parti au pouvoir qui « règle aujourd’hui ses comptes avec l’UPRONA ».

    Pour lui, son parti est « victime » de ses prises de position sur le projet loi portant révision de la constitution et les autres projets de lois notamment avec la commission nationale des terres et autres biens (CNTB) et la mise en place de la commission vérité réconciliation(CVR).

    Le véhicule dudit député a été enfermé par la police dans les enceintes de la permanence de ce parti à Kirundo jusque tard dans la soirée.

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    {L’ordre, souci de la police}}}

    A l’intérieur des locaux dudit parti, un autre groupe parmi lequel des hauts cadres de l’aile institutionnelle de Mme Concilie Nibigira avaient pris place pour tenir une autre réunion.

    Comme deux réunions ne pouvaient pas se tenir dans une même place, on a dû empêcher le groupe fidèle à Charcles Nditije par le souci du maintien de l’ordre, affirme le commissaire de police à Kirundo.

    « Ces gens là ne sont pas légalement reconnus », ajoute-t-il. Pourtant l’administrateur de la commune Kirundo, Révérien Habogorimana, avait été tenu informé de la réunion conformément à la loi sur l’exercice des libertés publiques et les réunions.

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