Résolution du parlement Européen : Le Gouvernement burundais pas prêt à céder

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    Réagissant à la Résolution du Parlement Européen sur le Burundi et Pierre Claver Mbonimpa, le Gouvernement du Burundi, une semaine après, accuse à son tour, certains députés de l’UE, les opposants burundais et même certains acteurs de la société qu’il ne cite pas les noms.

    Le Gouvernement Burundais qui réagit dans son communiqué signé par son porte-parole et Secrétaire Général Philippe Nzobonariba regrette que « les différentes tragédies que le Burundi a traversées ont toujours été caractérisées par le mensonge, la diabolisation, la manipulation de l’opinion, la propagation des rumeurs ».

    Résultats de tout cela ce sont des vies humaines qui y sont péries, parle le communiqué long d’au moins 5 pages.

    Selon Bujumbura, les députés ont été influencés par certains acteurs burundais.

    Nzobonariba, dans son communiqué pour le compte du gouvernement estime que la mentalité de recours à la manipulation et à la déformation de la vérité reste toujours « enracinée chez certains activistes de la société burundaise ».

    Bien que ceux-ci ne soient pas dévoilés, les rapports entre ces activistes et les députés européens « semblent avoir fortement influencé les députés européens dans les conclusions qui ont guidé la rédaction de leur résolution ».

    Le Gouvernement qui se dit toujours attaché aux respects des principes des droits de l’homme, se dit la victime d’une vaste campagne de diabolisation à travers le monde.

    « (…) le Burundi a, ces derniers mois, fait face à une vaste campagne de désinformation et de mensonges », lit-on dans le communiqué.

    Le Gouvernement va loin et dit que certains des députés ; lors de leurs interventions ont fait « références aux rumeurs ».

    Si le Gouvernement burundais ne dit pas des noms de ses acteurs de la société qui ont des liens avec le parlement européens et qui les auraient influencés, il connait quand même certains politiciens qui ont sali l’image du Burundi.

    Ici, Léonce Ngéndakumana est parmi les premiers, suivi d’Alexis Sinduhije en cavale et sous mandat d’arrêt international.

    Ce président de l’Alliance des Démocrates pour le Changement, une organisation illégale selon le Gouvernement a écrit à deux reprises aux Nations Unies et ce sont ces mêmes correspondances qui ont inspiré certains députés.

    « (…) l’appréciation d’un des députés qui a déclaré séance tenante que les députés européens ne peuvent pas « assister sans rien faire à un nouveau génocide en Afrique centrale parce que le niveau d’alerte est très élevé dans la perspective des futures élections », est une affirmation injustifiée » estime Bujumbura qui ajoute que la député a bel et bien puiser « dans les correspondances d’un opposant politique, Monsieur Léonce Ngendakumana, Président d’une organisation non reconnue par la Loi burundaise (ADC-Ikibiri), au Secrétaire Général des Nations Unies et qui datent respectivement du 30 décembre 2013 et du 6 février 2014 ».

    Quant à la libération de Pierre Claver Mbopnimpa, le Gouvernement croit que demander au gouvernement sa libération est allé loin car l’affaire est en justice, vantant le principe de séparation des pouvoir.

    Le Gouvernement annonce par ailleurs que personne n’est en dessus de la loi, ajoutant que Mbonimpa avait eu aussi d’autres dossiers en justice avant, notamment sur le port illégal d’arme, les accidents de roulage et l’escroquerie c’est-à-dire émission des chèques sans provisions.

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