
La société civile burundaise déplore que la cour administrative de Bujumbura n’ait pas besoin de prononcer le verdict le plus vite possible dans le procès l’opposant à la Mairie de Bujumbura.
L’audience publique de ce vendredi à la cour d’appel de Bujumbura a duré de près de 10 minutes. Les organisations de la société civile regroupées au sein du Forum pour le Renforcement de la Société Civile avaient répondu en audience publique à propos d’une plainte qu’elles ont déposée suite à une manifestation en faveur de la libération de Pierre Claver Mbonimpa en date du 16 juin 2014 que la Mairie avait refusée.
Pour une deuxième audience publique, l’avocat de la Mairie de Bujumbura a déposé d’autres répliques à la cour administrative. Il a dit que la Mairie de Bujumbura avait besoin d’un avocat du gouvernement pour l’aider à plaider non coupable puisque la société civile avait fait recours hiérarchique lorsque cette manifestation leur a été refusée. « C’est de notre droit », a souligné Me Hervé Barutwanayo.
De sa part, l’avocat de la société civile burundaise dans ce procès a parlé plutôt d’un manque de volonté de la cour administrative pour une issue de ce procès. Selon Me Janvier Bigirimana, les procès sur les manifestations pacifiques rentrent dans la catégorie de célérité. Il a dit que la justice burundaise ne veut pas que le procès prenne fin.
De sa part le siège a refusé d’entrer dans le fond de l’affaire sous prétexte qu’il venait de recevoir des répliques au moment même. « La cour administrative de Bujumbura ne dit pas le droit en reportant le procès au 7 novembre », a-t-il souligné.




