
Plusieurs manières de fraudes pouvant caractériser l’opération d’enrôlement des électeurs sont signalées par Donatien Niyonsaba, expert électoral. Au moment l’on arrive à la 3e journée d’inscription des électeurs, Donatien Niyonsaba fait savoir que ces fraudes doivent être corrigées pour ne pas entacher les autres phases des élections qui vont poursuivre. Pour cette phase des élections, Donatien Niyonsaba précise que les principales fraudes peuvent être plus ou moins de 5 façons.
La 1ere façon serait une inscription multiple, c’est à dire une personne qui se fait inscrire plusieurs fois sur des noms différents. L’autre façon c’est l’inscription des moins de 18 ans. La suivante c’est l’inscription des étrangers. Il est aussi signaler l’élection d’électeurs fantômes, comme les personnes décédées qui peuvent être enregistrées en présentant uniquement leurs cartes d’identité. Il y a aussi le refus d’inscription des adversaires politiques. « Tout le monde connait tout le monde ici, on peut connaitre que telle personne est de telle tendance et lui refuser l’inscription ».
A cette étape, c’est là où tous les acteurs politiques devraient beaucoup plus tirer l’attention. « Parce que figurez-vous si on n’est pas inscrit, on ne pourra pas voter, on ne pourra même pas se faire élire », donc c’est une condition sine qua non, a-t-il précisé. Cet expert électoral fait savoir qu’elle va avoir beaucoup de conséquences sur les étapes futures.
« Donc, c’est mieux d’avoir une bonne fondation, si la fondation est mauvaise la maison ne pourra pas tenir. », a fait remarquer Donatien Niyonsaba.
Selon cet expert électoral, il faut d’abord voir le poids des irrégularités qui sont aujourd’hui signalées pour dire qu’elles vont entacher de façon profonde le processus. Par exemple les moins de18 ans qui sont inscrits, si ils sont nombreux ça va fausser absolument les résultats.
Donc, ces acteurs politiques, s’ils observent et remarquent que c’est vraiment une fraude massive, à eux de bloquer le processus, d’évoquer ça et de prouver parce qu’en matière électorale il faut prouver.
«Ce sont des faits concrets, soulever ce qui a été fait sur tel centre et sur tel autre, faire la sommation et si on voit que réellement ça entache profondément le processus, il faut arrêter », a conseillé cet expert électoral.
Cette observation intervient après que les irrégularités sont signalées ici et là à travers le pays dans cette phase d’enrôlement des électeurs. Le scénario qui se répète concerne les moins de 18 ans qui ont des cartes d’identité et qui tentent de se faire enrôlés.
En commune Kabezi, 5 cartes d’identité délivrées aux moins de 18 ans ont été signalées par les mandataires politiques. Dans 3 centres d’inscription de la même commune, dont Gakungwe, Kimina, et à l’école primaire Kabezi 3, le total des moins de 18 ans qui ont tenté de se faire inscrire s’élève à 43 selon toujours les mandataires politiques. Les mêmes faits sont aussi dénoncés ici et là à travers le pays.




