
Une journée après son échec face à Michelle Jean élue comme Secrétaire Générale de la Francophonie, Pierre Buyoya estime que le président français François Hollande a exagéré en voulant appliquer le contexte de la Burkina Faso à tous les pays africains.
« De même j’ai été surpris par son interprétation des événements au Burkina Faso. Sans doute ces événements sont-ils arrivés parce qu’il y a eu des manquements, mais il faut se garder de généraliser à l’ensemble du continent » dit Pierre Buyoya dans une interview à Jeune Afrique.
Selon l’ancien chef d’Etat burundais, Hollande, le président français a exagéré en disant que tous ceux qui cherchent à modifier la Constitution pour rester au pouvoir ne sont pas les bienvenus dans l’espace francophone.
« Prétendre que tous ceux qui modifieraient leur Constitution n’ont pas leur place dans l’espace francophone est exagéré. Chaque cas est spécifique » a martelé Buyoya à Jeune Afrique.
Revenant sur les élections ou la désignation du successeur d’Abdou Diouf à la tête de la Francophonie, il regrette que l’Afrique a manqué d’unité face à Michaelle Jean.
Pierre Buyoya annonce que le « jour de l’ouverture du sommet, en marge du déjeuner, une réunion a eu lieu entre les chefs d’État de tous les pays d’Afrique centrale présents à Dakar. Tous ont soutenu ma candidature, à l’exception du président congolais, qui n’a pas souhaité retirer son candidat. Nous étions donc bloqués. Ayant reçu ce soutien, il était difficile à mon président de se désister. C’eût été un manque de respect vis-à-vis de ses pairs ».
Par ailleurs Buyoya trouve aussi que n’eut été le président congolais Denis Sassou Ngwesso, il allait être élu par ce que même certains des pays de l’Afrique de l’ouest ont assuré vouloir retirer leur candidature pour accorder leur soutien à Pierre Buyoya.
Il donne ici le cas de la Guinée Equatoriale qui avait affiché la volonté de retirer sa candidature pour soutenir l’ancien chef d’Etat Burundais.
En 2002, Henri Lopez, le diplomate congolais a passé à coté de la victoire et on estime même que c’est Jacques Chirac qui a « parachuté Adbou Diouf » qui vient de passer 12 ans à la tête de l’OIF.
Buyoya se refuse de commenter sur le manque de transparence dans le vote ou dans la désignation du candidat mais félicite Michelle Jean de sa désignation.




