
La présidente de la Coalition de la Société civile pour le Monitoring des Elections, Cosome, accuse les responsables des écoles secondaires de propager des anti-valeurs parmi les générations futures en distribuant les cartes nationales d’identité parmi les élèves en violations de la loi.
S’exprimant a la Radio Isanganiro sur le processus d’enrôlement des électeurs, Justine Nkurunziza a précisé qu’elle s’oppose contre le nombre de 1.778.712 Burundais qui, selon la CENI, se sont déjà fait inscrire. Justine Nkurunziza estime que ce nombre n’est pas crédible au regard des irrégularités qui ont émaillé ce processus.
« J’imagine mal comment un enseignant qui normalement est appelé à transmettre les valeurs d’humanité choisit de distribuer 3 à 5 cartes nationales d’identité à son élève. Il lui arrive de penser aux valeurs qu’il est en train de donner aux générations futures ? », S’interroge la président de la Cosome.
Parmi cette divergence de vue, Justine Nkurunziza demande aux burundais en âge de voter de participer à l’enrôlement des électeurs. La société civile fait aussi état de manque de cartes nationales d’identité parmi les élèves des écoles secondaires surtout à régime d’internat.
De son coté, Vital Nshimirimana, Délégué Général pour le Forum pour le Renforcement de la Société Civile, demande au gouvernement du Burundi de tout faire pour que ces étudiants aient accès à la carte nationale d’identité.
« Si le Burundi a été capable de rendre gratuit l’accès aux soins de santé pour les mères qui accouchent et les enfants de moins de 5 ans, qu’est ce qui l’empêcherait distribuer ces cartes aux élèves pour qu’ils aient droit d’élire », a souligné le Délégué général du Forsc ce lundi, s’opposant à l’usage de la carte d’étudiants pour voter.
Il a souligné que carte d’étudiants risque d’ouvrir la porte à d’autres irrégularité jusqu’ici difficile pour la CENI à contrôler.




