
Le président de la république du Burundi a réaffirmé que les élections de 2015 seront meilleures plus que celles que le pays ait déjà connu depuis son indépendance.
Le ton a été plutôt tout autre du côté des bailleurs de fonds de ce pays de la région des grands Lacs. La délégation de l’Union de l’Union Européenne de sa part a encore une fois appelé Bujumbura à respecter le contenu de la feuille de route en prenant à témoin les désidératas de la conférence des évêques Catholiques.
Lors de l’ouverture de la table ronde des bailleurs de fonds pour le Burundi ce jeudi, le président de la république a en effet réaffirmé que les élections prévues pour 2015 ne seront pas entachées de difficultés. Pour lui, la fièvre électorale est toujours logique en politique et partout dans le monde.
Selon lui, il y a et il aura toujours ‘’ des pêcheurs en eau trouble’’ disposés faire échouer le processus électoral ou perturber l’ordre public.
Une mise en garde de Bujumbura est clair sur la question : ‘’ Nous demeurons engagés pour décourager et endiguer le processus électoral’’, a souligné Pierre Nkurunziza .
Le représentant de la Banque Africaine de Développement au Burundi a de sa part souligné que le Burundi devrait recouvrer la paix et la tranquillité pendant et après les élections pour bénéficier du soutien de la part de pays partenaires au développement.
Patrick Spirlet, le Délégué de l’Union Européenne au Burundi dans son discours a plaidé plutôt pour une ouverture de l’espace politique au Burundi.
” Les inquiétudes demeurent non seulement sur le processus électorale en cours mais aussi sur le rétrécissement des libertés publiques et des restrictions des libertés publiques. Cette situation d’ailleurs reflétées dans l’analyse faite par le conseil des évêques catholiques doit trouver des réponses », a dit l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi.
Dans un communiqué de presse de mardi de la semaine en cours, les pays membres de l’Union Européenne ont demandé au gouvernement de respecter la feuille de route convenue entre les acteurs de la vie politique du Burundi.
Ils ont aussi exigé à Bujumbura de se conformer aux standards internationaux par rapport aux élections prévues en 2015.




