
En marge d’une rencontre du ministre de l’intérieur avec les gouverneurs des provinces et les administrateurs communaux à huis clos, le directeur général de l’administration territoriale a souligné que les burundais se sont fait enrôler jusqu’à 89% par rapport aux chiffres attendus. Les irrégularités certes réelles sont minimes selon Térence Mbonabuca.
Les journalistes n’ont eu droit de suivre que les 5 premières minutes à l’ouverture de la séance. Après ce débat de plus de 2 heures, le directeur général de l’administration territoriale a relevé les irrégularités que les administrateurs ont reconnu qu’elles se sont effectivement passées à travers le pays.
De la part de Térence Mbonabuca, les administrateurs ici et là travers le pays reconnaissent effectivement que certains burundais se sont fait enrôler sur plus d’un centre d’inscription, que les cartes d’identités ont été distribués vaille que vaille par et pour les membres de certains partis politiques, et bien d’autres irrégularités déjà relevées.
En collectant les chiffres des personnes jusqu’ici qui se sont fait enrôler, le directeur général de l’administration territoriale se dit satisfait car plus de 3 millions et 700 milles Burundais en âge de voter ont accompli ce geste civique. De la part cet homme les burundais se sont fait enrôler à hauteurs de 89% par rapport aux effectifs de 2010. «C’est un effectif satisfaisant si l’on se compare à d’autres pays africains », a-t-il souligné.
Cette réaction du ministère de l’intérieur est telle au moment où la société civile et les partis politiques de l’opposition réclament bec et ongle que ce processus soit annulé pour commencer à zéro. La Commission Électorale Nationale Indépendante ne l’entend pas ainsi. La suite reste un mystère qui se joue au fur du temps dans tous les cas.




