Quelles innovations après deux mandats à la tête du pays ?

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    « En s’inscrivant en faux contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza à la tête de l’Etat, Les Etats Unis ont voulu appeler Bujumbura à respecter la loi fondamentale parce que le contraire pourrait être dur pour le pays », c’est l’explication de Pascal Niyonizigiye par rapport à la récente déclaration de l’envoyé spécial des Etats Unis dans la Région des Grands Lacs dans lequel il indiquait qu’il aurait respecté l’accord d’Arusha s’il ne se faisait pas élire en 2015 à la tête de l’État.

    Ce professeur d’Universités spécialiste en Relations Internationales a réagi en effet à propos de la position ferme du gouvernement américain sur la probable candidature de Pierre Nkurunziza à la tête de l’Etat en 2015 . Les Etats Unis ont en effet indiqué que la candidature de Pierre Nkurunziza, si du moins elle avait lieu, serait une violation surtout de l’Accord d’Arusha.

    En donnant pareille position sur le mandat de Pierre Nkurunziza, le professeur Pascal Niyonizigiye estime que les États – Unis ont voulu prévenir Bujumbura sur les conséquences qu’une telle action pourrait avoir sur l’échiquier national à l’instar de celui du Burkina Faso.

    Selon Pascal Niyonizigiye, les grandes puissances n’ont cessé de dénoncer la candidature de Pierre Nkurunziza en 2015. La France et les Etats – Unis se sont opposés au troisième mandat de la plupart des pays africains notamment pendant le sommet de Dakar et lors du sommet Etats- Unis- Afrique raison pour laquelle Bujumbura devrait plutôt se sentir interpelé si cette exigence revient encore dans le discours de ce pays selon Pascal Niyonizigiye.

    {{Un autre vent de liberté à l’instar de celui hérité de la Baule?}}

    Après la conférence de la Baule, les changements politiques se sont opérés en Afrique en passant par le multipartisme. Au regard des récents renversements des régimes suite à la colère de la rue comme au Burkina Faso, va-t-on vers une dynamique de changement politique à l’instar de celui que l’Afrique a héritée après la conférence de la Baule en général ?

    Le professeur semble évasif par rapport à la question. Selon lui, les pays de l’Hémisphère Nord veulent tout simplement que les constitutions des pays respectifs soient respectées. « On ne veut pas qu’il y ait violation de la constitution tout simplement. C’est une manière malicieuse de dire aux autres chefs d’Etats africains: Donnez l’occasion de diriger aux autres car d’ailleurs vous êtes à bout d’innovations après deux mandats », a-t-il souligné.

    De la part de Pascal Niyonizigiye la position de ces pays par rapport aux mandats est beaucoup plus une question de gouvernance politique que de stratégie pour les changements des institutions en Afrique.

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