
Le syndicat des magistrats du Burundi s’indigne de la situation actuelle de l’appareil judiciaire qui, selon le président du même syndicat démontre à suffisance que la magistrature burundaise souffre d’un manque d’indépendance criant dans son fonctionnement. Jean Pierre Munyembari déplore que l’autorité publique fait trainer la mise en application de l’issue des Etats généraux de la justice pour relever ce défis du manque d’indépendance.
Ce syndicat indique qu’il se désolidarise des magistrats qui ternissent l’image et le prestige d’une justice impartiale pour tous dont le Burundi a besoin. « Nous invitons le peuple murundi au nom duquel la justice est rendue à soutenir davantage l’instauration d’une justice indépendante, impartiale et équitable », a déclaré le président du syndicat des magistrats du Burundi.
Dans un communiqué sorti ce mardi, ce syndicat déplore l’attitude de certains des magistrats qui affichent un comportement contraire aux règles déontologiques de la noble mission de rendre la justice en toute indépendance. De même, ce syndicat encourage les magistrats qui résistent aux pressions et sollicitations diverses en se sacrifiant pour la cause de la justice. «
Ce syndicat rappelle à tous les magistrats qu’ils ont tous prêté serment pour ne dire que le droit et pour le respect des droits de toutes les parties. « Nous invitons les magistrats à observer scrupuleusement les règles déontologiques », lit-on dans le même communiqué.
Jean Pierre Munyembari invite le ministère de la justice de mettre à l’œuvre les recommandations issues des états généraux de la justice visant à promouvoir l’indépendance de la justice.
Cette prise de position du syndicat des magistrats corrobore les interventions de différentes organisations qui dénoncent chaque fois l’ingérence de l’exécutif dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire. De surcroit, elle coïncide avec l’emprisonnement du journaliste Bob Rugurika de la radio publique africaine critiqué par plus d’un. Ce journaliste est emprisonné pour avoir révélé les noms des hauts gradés de l’armée et de la police qui seraient impliqués dans l’assassinat de 3 sœurs italiennes au mois de septembre en 2014.




