La CADH appelle le gouvernement à se conformer à l’obligation du respect de la liberté d’expression

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    La commission africaine des droits de l’homme et des peuples se dit préoccupée par la détérioration de la situation des droits de l’homme au Burundi. Dans un communiqué sorti le 27 janvier , cette commission s’inquiète des informations qu’elle reçoit faisant état d’intimidation et de harcèlement contre les acteurs de la société civile, « et la récente arrestation de Bob Rugurika, journaliste et directeur de la radio publique africaine.

    Maitre Reine Alapini-Gansou, présidente de la Cadhp rappelle que ce journaliste est incarcéré pour avoir fait parler une personne qui se présentait comme témoin dans l’affaire du triple assassinat des sœurs italiennes de la congrégation des xavériennes, à la paroisse guido maria conforti de Kamenge. « La rapporteure spéciale condamne fermement cette arrestation si elle s’avérait arbitraire et demande la libération immédiate de Bob Rugurika », lit-on dans ce communiqué.

    Maitre Reine Alapini-Gansou rappelle aux autorités burundaises leurs responsabilités découlant des recommandations de la déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique, les déclarations de Kigali, et de Grands-Bay, ainsi que celle des nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme. De même, elle invite le gouvernement burundais à se conformer à ses obligations au titre des instruments régionaux et internationaux dûment ratifiés, notamment la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

    La présidente de la Cadhp demande aussi autorités burundaises d’assurer la promotion et la protection des droits de l’homme pendant cette période pré-électorale. Elle les invite aussi à s’assurer que la société civile exerce leurs activités dans un environnent apaisé et exempt de toute forme de représailles.

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