Incarcération de deux militants du parti FNL à Kirundo

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    Deux militants des Forces Nationales de Libération (FNL, aile d’Agathon Rwasa, non reconnu par le ministère de l’intérieur) ont été arrêtés et placés en détention préventive dimanche dernier au poste de police de Vumbi, en province Kirundo, apprend-on de Rémy Sindayigaya représentant de cette aile dans la région dite Buyogoma (provinces de Kirundo, Muyinga, Karusi et Cankuzo).

    Savin Nsabindavyi et Innocent Nkezabahizi alias Ambassadeur ont été arrêtés dans l’après-midi de dimanche sur la colline Kigobe en commune de Vumbi en train de sensibiliser la population à l’idéologie du parti FNL pro-Rwasa, précise Fréderic Hakizimana, administrateur de la commune Vumbi.

    «Comment des gens puissent, au grand jour, battre campagne pour une formation politique non reconnue par loi », s’étonne la même autorité.

    L’administrateur communal indique que les deux hommes avaient à leur possession l’effigie d’Agathon Rwasa et d’autres documents en rapport avec la propagande dudit parti. «Nous les avons d’abord chassés sur la colline Nyamisagara avant d’être signalés ensuite à Kigobe », ajoute-t-il.

    Pire, ils disaient que c’est Rwasa leur président, fait-il remarquer en se réservant de révéler la qualification de l’infraction. C’est un dossier aux mains d’un officier de police judiciaire, martele-t-il.

    Selon Rémy Sindayigaya, représentant du FNL pro-Rwasa dans la région nord-est, ses compagnons de lutte politique sont «innocents » et sont plutôt victimes de leur appartenance politique. Il demande à la justice de les libérer parce qu’ils sont détenus injustement.

    « Comment pourrons-nous participer aux élections alors qu’on n’a pas le droit de circuler librement sur terrain », demande -t-il.

    Dans un passé très récent, des membres de cette même formation politique en commune de Busoni ont été incarcérés puis relâchés sans que la police et la justice ne puissent produire le moindre motif de leur incarcération.

    Les partis politiques de l’opposition n’ont cessé de dénoncer depuis un certain temps la réduction de l’espace politique par l’administration. Celle-ci se défend, ces militants d’opposition sont interpellés pour préserver l’ordre public.

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