Libéré ou pas demain, Bob reste fort et humain

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    L’Ambassadeur délégué de l’Union Européenne au Burundi a visité ce mardi le Directeur de la Radio Publique Africaine à la prison centrale de Muramvya . Sur son compte Twitter , Patrick Spirlet dit qu’il a trouvé Bob Rugurika ‘’en bonne forme’’. ‘’Espérons (une) décision (de sa : c’est nous qui ajoutons) remise en liberté demain’’ a-t- il encore ajouté.

    Patrick Spirlet s’était également fait accompagner des ambassadeurs de la Belgique et de la France au Burundi. Patrick Spirlet a précisé qu’en faisant cette visite à Muramvya l’Union Europpéenne a besoin de suivre de près le dossier du journaliste de la Radio Publique Africaine.

    Cette visite a lieu alors que ce mercredi, il est attendu que le Tribunal de Grande Instance de Bujumbura confirme ou infirme sa détention préventive mercredi . Cette visite de soutien de l’Union Européenne envers Bob Rugurika et la Rpa s’inscrit dans une série de bien d’autres visites dont la province de Muramvya ces derniers jours a été témoin oculaire.

    {{Visité parce que engagé pour une causes noble}}

    Hommes, femmes et enfants viennent rendre visite à Bob Rugurika depuis son arrestation le 24 janvier 2015. L’une d’elles est cette femme âgée de plus de 70 ce mardi . Elle était venue de Mbuye à plus de 50 km de Muramvya à pied en marchant à peine à cause de son age avancée . Elle ne connaissait pas Bob selon ses termes mais elle avait soif de la justice dont celle du journaliste en question.

    Elle a cherché à le voir. Le moment venu, elle lui a soufflé à l’oreille ‘’ n’ayez pas peur’’. Cette femme a dit que dans sa région certains sont devenus des dérangés mentaux suite à l’absence de la justice. “Et si les journalistes se lamentent de l’absence de la justice, qu’en est il de la lie du peuple? ” a t elle laissé savoir.

    Les Etats Unis d’Amérique par le biais de son Ambassadrice au Burundi , Dawn Liberi, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, les Médias (nationaux et internationaux) et les Organisations de la Société Civile, la présidente de la Maison Shalom, Marguerite Barankitse ont déjà rendu visite à Bob Rugurika à Muramvya. Ils plaident pour sa libération.

    {{Bob d’hier, Bob d’aujourd’hui }}

    Le 9 avril 2009, le numéro 2 de l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques Ernest Manirumva a été tué. La Société Civile burundaise précise qu’il était en train d’enquêter sur des détournements colossaux des biens de l’Etat. Il était aussi en train d’investiguer sur l’achat des armes qui ne sont jamais arrivés dans les mains de la Police Burundaise selon la société
    civile Burundaise . Certains éléments de la police étaient impliqués dans ces affaires louches selon cette société civile Burundaise.

    Aux âmes biens nées la valeur n’attend point le nombre des années, dit-on. Bob a fait preuve de courage à partir de cette période en faisant ses reportages, épisodes après épisodes sur ce dossier. Au risque de sa vie, il a éclairé l’opinion de manière journalistique sur les mobiles de la mort d’Ernest Manirumva sans pour autant empêcher la justice Burundaise de rendre publique les siennes.

    Il a été obligé de quitter ce pays quelques temps parce que sa vie était en danger. Près de 6 ans déjà, toute la lumière n’a pas encore été rendue sur le meurtre d’Ernest Manirumva. Et pourtant , les Burundais attendent. Et Bob est connu depuis 2009 pour être un journaliste qui s’était engagé dans la recherche de la vérité sur la mort d’Ernest Manirumva au risque d’y laisser sa vie.

    En attendant, les auteurs de la mort des 3 sœurs italiennes le 6 septembre 2014 ne sont pas encore connus. Le Directeur de la Radio Maria Burundi Désiré Bireha a plaidé pour la sécurité du journaliste Bob non seulement comme Directeur de ce médium mais aussi comme un des chrétiens qui partageait la prière avec Rugurika. Entre temps, l’Eglise Catholique réclame davantage d’enquête pour la lumière sur celles qui, selon la version de la police Burundaise, ont été tuées par un dérangé mental.

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