
Bujuumbura vient de mettre en place une commission d’enquête judiciaire sur les attaques armées qui ont eu lieu en province de Cibitoke , dans les communes de Murwi et Bukinanyana en décembre dernier, surtout sur les allégations formulées par les différentes ONG selon lesquelles il y a eu des exécutions extrajudiciaires.
Valentin Bagorikunda, le procureur général de la République du Burundi a dit que cette commission a tout juste un mois pour rendre public les résultats de ses enquêtes.
Dans ce communiqué, Valentin Bagorikunda a dit ce vendredi que les membres de cette commission sont Manirakiza Adolphe, Substitut Général près la Cour Suprême, Madame Niyonzima Hyacinthe, Procureur Général près la Cour d’Appel de Bujumbura et Monsieur Bigirindavyi Jean Marie, Procureur de la République à Cibitoke.
Valentin Bagorikunda dans ce communiqué précise encore une fois que cette commission aura le privilège d’enquêter sur toutes les personnes qu’elle le jugera nécessaire pour arriver à la vérité .
Selon Valentin Bagorikunda, les personnes que la commission constatera qu’elles ont eu une part de responsabilité dans ces exécutions à Cibitoke s’exposeront à des sanctions judiciaires.
Cette sortie médiatique du Procureur Général de la République du Burundi a lieu après la sortie d’un rapport de Human Rights watch incriminant le gouvernement du Burundi du moins par le biais des responsables de défense et de sécurité par rapport à l’attaque qui a eu lieu à Cibitoke entre le 30 décembre 2014 et le 4 janvier 2015.
Ce rapport souligne que 47 combattants ont été tués par les militaires et les policiers en collaboration avec les jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure.
Pour Human Right Watch, ces exécutions extrajudiciaires sont inséparables des autres d’exécutions de ces dernières années.
Cependant, les propos de Philippe Nzobonariba, le porte- parole du gouvernement sont sans équivoques.
Selon lui, Human Rights watch se contente des rapports des opposants de Bujumbura en occurrence de certaines organisations de la société civile.
A la question de savoir si le contenu de ce rapport est de nature à tranquilliser le gouvernement, Philippe Nzobonariba a dit que les liens entre Bujumbura et Human Rights Watch ne sont pas bonnes raison pour laquelle il serait plus sage pour le Burundi de faire ses propres enquêtes.




