KIRUNDO/Plus de onze mille inscrits au second tour, l’opposition grogne toujours

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    Kirundo (Nord du Burundi), 11416 personnes se sont fait inscrire, soit 4.373 inscrits pour la première journée de l’ouverture dudit enrôlement additionnel, 3.079 pour la seconde journée et 3.964 inscrits pour la dernière, a précisé le président de la Commission électorale provinciale indépendante (CEPI) en province Kirundo, Pascal Manariyo. Les femmes sont au nombre de 5908.

    Le représentant provincial du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU NYAKURI IRAGI RYA NDADAYE), Faustin Kubwayo, accuse l’administration d’avoir refusé encore une fois la délivrance de la carte nationale d’identité(CNI), notamment en commune de Gitobe à bon nombre de ses compagnons de lutte politique.

    « Après maintes réclamations, ce n’est que ce dimanche, dernier jour de l’enrôlement additionnel que certains de nos militants ont pu avoir la CNI », témoigne-t-il. En commune Vumbi, il affirme avoir identifié lui-même 157 de ses militants non-inscrits pour avoir manqué de carte d’identité.

    Même son de cloche aux Forces nationales de libération d’Agathon Rwasa, (FNL), Oscar Nizigiyimana, représentant provincial dudit parti indique que l’enrôlement ne s’est pas bien déroulé. « La distribution de la CNI a été encore une fois délocalisée, malgré la mise en garde lancée par le ministre de l’intérieur aux administrateurs communaux leur demandant de se conformer à la loi », dit-il.

    Pour ce militant des FNL, on a eu même du mal à suivre le processus de correction des erreurs de l’inscription au premier tour. Le comité mixte de suivi annoncé par la CENI n’a pas fonctionné à Kirundo. L’opposition devait avoir un seul représentant à ladite commission, une injustice d’après les militants d’opposition. Ici, le CNDD-FDD a droit à un représentant au sein de cette commission de cinq personnes représentant l’administration, la société civile, les confessions religieuses et les partis politiques.

    {{La CEPI Kirundo s’en décharge}}

    D’après Pascal Manariyo de la CEPI, certes quelques des individus ont raté la deuxième inscription faute de papiers. En tant que cellule technique, la CEPI ne peut qu’enrôler des citoyens en possession des documents exigés, dit-il. Pour le comité mixte de suivi, il jette la balle à l’opposition. Les responsables des partis d’opposition n’ont pas demandé les accréditations, fait-il remarquer.

    Pour le premier tour, 276.592 candidats électeurs dont 130.393 hommes et 148.199 femmes, soit 85,58% avaient pris l’inscription pour les élections générales prochaines dont le premier scrutin des communales couplé avec les législatifs est projeté au 26 mai 2015, rappelle-t-on.

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