
Au moins 39 députés avaient apposé leurs signatures sur les lettres de demande de révocation du président de l’Assemblée Nationale ce mardi après-midi vers 16 heures.
La question reste de taille cependant car pour le parlement étudie pareille question , il faudrait au moins de 71 députés présents dans la salle .
Notre source de ce mardi précise que dans l’après-midi de ce même mardi, les députés membres du parti au pouvoir ont été appelés à la permanence nationale du parti au pouvoir.
Jusqu’à présent, la question à l’ordre n’est pas connue mais notre précise qu’elle viserait tout simplement les députés frondeurs en tête desquelles Pie Ntavyohanyuma, le président de l’Assemblée Nationale .
Selon lui, le règlement régissant le fonctionnement de l’Assemblée Nationale pourrait être interprété pour faire sauter Pie Ntavyohanyuma de son poste.
En cause, il se trouve dans l’œil du cyclone de Pierre Nkurunziza pour s’être opposé à la 3ème candidature. Il risque d’être emporté par ce courant selon ces termes en vue de faciliter les amendements qui devraient être opérés dans les instituions plus tard.
Les députés contre la fronde seraient portés à évoquer l’article 22 du statut régissant le fonctionnement du parlement pour demander sa révocation notamment . En cas de paralysie des activités de l’Assemblée Nationale, le règlement stipule qu’un quart des députés peut réclamer le départ du président selon notre source.
Notre source précise aussi que le président de la république agit par personnes interposées pour que le président de l’Assemblée Nationale soit limogé notamment pour que les frondeurs soient remplacés dans leurs postes de responsabilités, au parlement et ailleurs, par d’autres qui sont pour le 3ème mandat qu’ambitionne Pierre Nkurunziza.
En plus du président de l’Assemblée Nationale, ce courant devrait faire radier les députés qui s’opposent au 3ème mandat et d’une pierre deux coups, ceux de l’Uprona qui ne soutiennent pas leur présidente Concilie Nibigira pourraient eux aussi sauter selon d’autres sources.
Notre source estime que tout n’est pas cependant complètement joué car une telle question pour faire objet d’étude en session plénière doit voir la présence d’au moins 71 députés, soit 2/3 des membres et la tache ne sera pas du tout facile .
Nous avons contacté le porte- parole de l’Assemblée Nationale pour plus de lumière sur la question mais sans succès.




