Deux journalistes devant le ministère public

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    Yvette Murekasabe , journaliste et directrice de la Radio Publique Africaine , antenne Ngozi et Serges Sindayigaya , journaliste correspondant de la Radio Bonesha Fm en province de Makamba ont été entendus par les parquets de Makamba et Ngozi ce jeudi.

    Yvette Murekasabe a été entendue en chambre de conseil du parquet ce jeudi matin. Son avocat a dit que la journaliste a été demandée de révéler ses sources d’information. La directrice de la RPA a refusé de révéler ses sources d’informations.

    Elle a dit qu’elle a respecté la déontologie du métier en faisant son reportage sur les risques de violences interethniques qu’encourt la province de Ngozi. La personne lésée à savoir le représentant des jeunes du parti au pourvoir qui avait porté plainte s’est exprimée sur les accusations portées contre lui, a souligné Yvette Murekasabe. Deux heures d’audition après, la journaliste est rentrée chez elle.

    A Makamba, au sud du pays, Serges Sindayigaya, Journaliste Correspondant dans cette province a été écouté par l’Officier de Police Judiciaire pendant plus de 4 heures à propos d’une information sur la présence de l’ancien patron du service national des renseignements Adolphe Nshimirimana dans cette province la semaine dernière pour des réunions nocturnes.

    Le journaliste correspondant a refusé de dire quelque chose sans l’assistance d’un avocat.

    Un responsable du Service National des Renseignements dans cette province est entré dans la salle et a parlé en aparté avec l’Opj pendant cette audition. Près de 4 heures d’audition après, le journaliste a été momentanément empêché de sortir de la salle d’audition jusqu’à 16h, heures locale.

    Pour le moment, le procureur de la République indique que le dossier Serges Sindayigaya suivra son cours normal. Il est prévu qu’à la sortie de cette audition devant l’Opj Serges Sindayigaya sera entendu par le parquet et le Service National des Renseignements dans cette province.

    Alexandre Niyungeko, le président du syndicat, Union Burundaise des Journalistes, dit que ces journalistes font objet d’intimidation dans l’exercice de leur métier. Il en a profité pour demander aux autres journalistes de continuer à exercer le métier comme le veut la loi.

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