Le Conseil de Sécurité de l’ONU interpelle toutes les parties du Burundi

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    Le Conseil de sécurité des Nations unies trouve que les prochaines élections au Burundi sont une question extrêmement sensible qui a même le potentiel de stimuler la violence et par la suite saper à la stabilité existant pendant près d’une décennie au Burundi, dans l’esprit de l’Accord d’Arusha, selon un communiqué en anglais rendu officiel le 17 avril 2015.

    Dans sa rencontre du 16 avril, la veille de la déclaration du Haut Commissaire des Droits de l’homme de l’ONU selon laquelle une partie des jeunes Imbonerakure était qualifiée de milice, le Conseil a appelé « toutes les parties à prioriser la préservation de la paix fragile et durement gagnée du Burundi ».

    Le Conseil s’est félicité de l’engagement récent de l’ONU via Ban Secrétaire général, qui, en sa personne a appelé le président Nkurunziza il y a quelques jours, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein, le président Kikwete, Président de l’UA Dlamini-Zuma, qui viennent de visiter tours à tours le Burundi et la mission électorale des Nations Unies au Burundi (MENUB) ainsi que la commission de consolidation de la paix au Burundi, avec les autorités burundaises.

    Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la déclaration 15 Avril par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein qui disait être préoccupé par les tensions croissantes et appelait à des forces gouvernementales et de sécurité à réprimer le groupe Imbonerakure, qu’il a par ailleurs qualifié de « milice », un terme qui a choqué le parti au pouvoir, cette même ligue et le Gouvernement entier qui ont sorti des communiqués dès le même jour de la déclaration.

    Hussein avait aussi demandé l’opposition et ses groupes de jeunes à jouer un rôle constructif et pacifique, et pour toutes les parties de ne pas se livrer à un discours de haine.

    Ces membres du Conseil de sécurité vont suivre de près ce qui se passe au Burundi, selon le communiqué et ont noté leur intention de répondre à toutes les actions au Burundi qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Burundi en facilitant activement la violence.

    Le conseil de sécurité des Nations Unies avait visité le Burundi le mois dernier. La Représentante des Etats Unis d’Amérique avait insisté sur la position de son pays, qui, selon Mme Samantha Power, était opposé à la violation des Accords d’Arusha signé en 2000 en présence de Bill Clinton.
    Cependant, après cette visite, un texto de la présidence nous renseignera que la Chine et la Russie membres de ce même conseil ne sont pas opposés à la candidature de Pierre Nkurunziza pour les présidentielles de juin 2015

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