La restriction de la liberté d’expression est bien réelle

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    Le gouvernement décide ce mercredi de couper les réseaux de communications mobiles (Léo – Burundi et Econet) pour les habitants des communes à fortes mobilisations contre la 3ème candidature de Pierre Nkurunziza à la tête du pays. Jusqu’à présent, les institutions étatiques n’ont pas encore expliqué les principales raisons de cette décision prise sous d’autres cieux uniquement lorsqu’un pays s’est ouvertement déclaré en Etat d’exception.

    Cette décision a été prise dans l’après-midi de ce mercredi selon le personnel de ces deux entreprises de télécommunications mobiles. Elle rentre dans une série d’autres décisions gouvernementales allant dans le sens de la restriction des libertés d’informations.

    Les communes concernées sont notamment Musaga, Cibitoke, Nyakabiga , Ngagara et Kanyosha pour avoir enregistré beaucoup de manifestants contre le retour de Pierre Nkurunziza en 2015.

    Le Parquet de la République en Mairie de Bujumbura a décidé de suspendre les émissions en direct des manifestations dans la mairie de Bujumbura. Outre la fermeture de la Radio Publique Africaine, ellle a aussi empêché les médias privés à savoir Bonesha et Isanganiro de travailler en synergie à propos de ces manifestations sous prétexte qu’ils inciteraient la population burundaise à la révolte.

    Depuis lundi de cette semaine, la population burundaise de l’intérieur n’a plus droit à l’information via les Radios Isanganiro et Bonesha Fm parce leurs fréquences ont été coupées. Un journaliste de Burundi – Eco a été battu par les policiers ce mercredi alors qu’il prenait des photos d’un camion anti – émeute dans la commune de Bwiza.

    Certains téléphones fixes des Radios Isanganiro et Bonesha ont aussi été coupés par l’Office National des Télécommunications, ONATEL pour des raisons que cette entreprise ne parvient pas à expliquer jusqu’à présent .

    {{Pourtant }}

    Pourtant, la manifestation contre le retour de Pierre Nkurunziza en 2015 ne baisse pas d’un cran. La restriction de la liberté d’informer et de celle d’être informé devient une triste réalité dans ce pays qui n’a pas encore pansé les plaies causées par plus d’une dizaine d’années de guerre civile.

    Pourtant, la population vit dans une peur panique à cause notamment des personnes qui se font passer pour des policiers pendant la nuit et aussi du spectre de la mort qui pèse sur elle depuis que 8 personnes aient été tué depuis le début des manifestations.

    Pourtant, la population vit dans une peur panique. Elle veille sur sa sécurité pendant la nuit surtout dans ces communes à fortes mobilisations contre la troisième candidature de Pierre Nkurunziza en 2015.Pourtant, le gouvernement ne précise nulle part que le Burundi se trouve dans un état d’exception. Wait and see.

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