
Malgré la validation de la candidature de Pierre Nkurunziza à sa propre succession pour un 3e mandat plus que controversé, les antis 3eme ne sont pas prêts à relâcher à descendre dans les rues pour réclamer son départ. « C’est un non-lieu que la cour constitutionnelle ait statué ainsi », a dit Léonidas Hatungimana, ancien porte-parole du Président Pierre Nkurunziza, actuellement qui est dans le camp des antis 3eme mandat.
Cet ancien homme fort du parti présidentiel indique que ce n’est pas la première fois qu’il y ait au Burundi un organe gouvernemental qui viole la loi sciemment. Donc pour lu, la cour constitutionnelle vient de rentrer dans la même chaine de certains organes étatiques, de certains organes des partis politiques qui violent la loi.
Léonidas Hatungimana va plus loin en responsabilisant son ancien boss. « Le 1er à avoir violé la loi c’est le Président lui-même Pierre Nkurunziza qui, connaissant ce que l’accord d’Arusha et la Constitution stipulent, a dû exiger le parti Cndd fdd de l’accepter comme candidat aux présidentielles.
Vient en second lieu, le président du parti cndd fdd Pascal Nyabenda, qui a affirmé que les bagumyabanga (membres du cndd fdd), ne veulent que l’actuel Président de la République Pierre Nkurunziza comme candidat, alors qu’il mentait, selon ce frondeur du cndd fdd.
Pascal Nyabenda avait même précisé que les bagumyabanga menaçaient de boycotter les élections si une fois Pierre Nkurunziza n’est pas présenté comme candidat.
Troisièmement, l’ancien porte-parole de Nkurunziza affirme qu’il y a eu une sorte de forcing dans le congrès du cndd fdd pour que sa candidature passe. « Nous pouvons dire que c’est un non-lieu pour nous que la cour constitutionnelle ait statué ainsi ».
Léonidas Hatungimana félicite toutefois le vice-président de la cour constitutionnelle qui s’est refusé d’apposer sa signature sur l’arrêt de la cour constitutionnelle qui a validé la candidature de Nkurunziza.
Sylvere Nimpagaritse ayant préféré l’exil plutôt que de céder aux menaces. Pour ceux qui ont apposé les signatures contre leur gré, il fait savoir qu’il leur est encore possible de dire aux Burundais qu’ils l’ont fait à contre cœur.
Les noms des autres magistrats de la cour constitutionnelle qui viennent de marquer l’histoire sont Charles Ndagijimana, président de ladite cour, Salvator Ntibazonkiza, Benoit Simbarakiye, Pascal Niyongabo, Aimée Laurentine Kanyana et Claudine Karenzo.




