
Le Gouvernement burundais a annoncé mardi qu’il est ouvert au dialogue et qu’il peut même libérer les manifestants arrêtés pour créer un climat d’apaisement, s’ils acceptent d’arrêter les manifestations
Le Premier Vice-Président de la République Prosper Bazombanza, a indiqué ce mardi matin à Bujumbura que « le gouvernement est disposé à relâcher les jeunes gens qui ont été arrêtés ».
Le Premier Vice président de la République ajoute que même « les mandats d’arrêt » contre certaines figures de la société civile peuvent aussi être annulés de même que la décision de couper les signaux de trois radios burundaises à l’intérieur du pays.
Que « les manifestations et le mouvement d’insurrection s’arrêtent » Bazombanza dans une réunion avec les membres du corps diplomatique, les responsables des partis, la société civile et les candidats indépendants.
L’envoyé spécial des Nations Unies dans la Région des Grands Lacs Said Djinnit appelle lui aussi au dialogue pour résoudre le problème burundais.
Dans son discours il a déclaré : « Je saisis cette occasion pour lancer un appel aux parties burundaises pour qu’elles donnent toutes ses chances à ce dialogue, s’emploient à promouvoir l’apaisement et s’abstiennent de tout acte qui pourrait entretenir la tension ».
D’après l’envoyé spécial des Nations Unies, les burundais doivent « engager ce dialogue en vue de s’accorder sur les conditions favorables à la poursuite du processus électoral et la tenue des élections dans des conditions libres, transparentes, inclusives et apaisées ».
L’opposition rejette cependant les appels des négociations sur le troisième mandat. Jean Minani, député et président du parti Frodebu Nyakuri dit que les « négociations avec les gens qui violent les Accords d’Arusha sont impossibles » voire même inutiles.
Selon lui, un seul geste, celui du retrait de la candidature de Pierre Nkurunziza à l’élection présidentielle est la seule solution contre les manifestations actuelles dans le pays.
Il rappelle que les Accords d’Arusha limitent à deux les mandats présidentiels, estimant que la Constitution et d’autres institutions ont en commun ces accords comme ancêtres.
Entre temps, les manifestations des burundais contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza continuent dans la ville de Bujumbura depuis le 26 avril. Bujumbura Rural et Mwaro sont entrées dans la danse depuis deux jours.
Ce mardi matin, la Cour Constitutionnelle s’est favorablement prononcée pour le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, après saisine de la Cour par un groupe de 14 sénateurs du CNDD-FDD.
Les leaders de la Société civile affirment qu’ils ne s’attendaient pas à une bonne nouvelle de la Cour Constitutionnelle. Pacifique Nininahzwe estime que cette décision est « nulle et non avenue », soulignant que ce n’est pas cette décision qui les fera quitter la rue.




