« Je reste membre du Frodebu malgré ma candidature indépendante », dixit Ntibantunganya

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    L’ancien Président de la République Sylvestre Ntibantunganaya a déposé sa candidature d’indépendant aux prochaines élections présidentielles sous l’appellation Gira ijambo, ce samedi dans la soirée. Mais, je n’ai pas renoncé à mon parti le Sahwanya Frodebu, a-t-il annoncé au cours d’une conférence de presse de ce lundi. « Ma candidature n’est orientée contre personne, loin de là, plutôt elle se voudrait le plus rassembleur possible ».

    Pour lui, la seule condition que doit remplir sa candidature est le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé le 28 août 2000, et adopté comme texte suprême par une loi votée par l’Assemblée nationale du Burundi le 30 Novembre 2000, alors que l’actuelle Constitution réaffirme la foi des Burundais dans l’idéal de paix, de réconciliation et d’union nationale, conformément à l’Accord d’Arusha et aux Accords de cessez-le-feu. Ceci étant une citation de la Constitution comme il l’a précisé, S. Ntibantunganya dit que cette loi doit être strictement respectée. « ….Et là je suis intraitable… »

    Ce candidat indépendant aux prochaines élections pause certaines conditions pour qu’il y ait des élections pluralistes, libres, équitables, justes et transparentes. S. Ntibantunganya trouve obligatoire la réouverture immédiate de la Radio publique Africaine, et des émetteurs des radios Isanganiro et Bonesha Fm, à l’intérieur du pays, pour remettre au peuple burundais son droit d’être informé de manière diversifiée.

    « La liberté d’expression et le droit d’être informé doivent être sauvegardés ». Les éventuels conflits y relatifs doivent être gérés uniquement par le conseil national de la communication auquel la constitution donne un pouvoir de décision en matière de promotion de la liberté de presse et d’accès équitable de diverses opinions politiques, sociales économique et culturelles.

    La libération de tous les citoyens arrêtés lors des manifestations en cours contre le 3e mandat permettrait d’améliorer la situation, a-t-il précisé. Les autres exigences qu’il trouve primordial pour l’amélioration du climat sécuritaire, c’est l’annulation des mandats d’arrêt contre certains leaders de la société civile et des partis politiques émis à la suite de l’organisation des manifestations, l’annulation de la décision du Procureur général de la République qui crée une commission dont la mission est de poursuivre les personnes à l’origine de ces manifestations. « Une fois ces conditions réunies, les protagonistes politiques aux élections de 2105 devraient trouver rapidement des réponses à d’autres questions ».

    Les défis qu’il a évoqués sont le glissement du calendrier électoral sans dépasser les limites constitutionnels du mandat présidentiel actuel depuis le 26 Août 2010, la gestion des mouvements des jeunes affiliés à des parties politiques, le retour des réfugiés partis dans les pays voisins au cours des derniers mois afin qu’ils participent aux élections ainsi que le remplacement des membres de la cour constitutionnelle dont la crédibilité est aujourd’hui gravement entamées suite à l’arrêt qu’ils ont récemment rendu, « non en âme et conscience » . Comme cette Cour a aussi la mission de valider les élections, S. Ntibantunganya trouve que personne n’aurait confiance en son travail alors qu’elle a révélé des tares aussi graves en validant la 3e candidature de P. Nkurunziza.

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